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2007/10/28

Ca fait mal

 
3 427,83
 
Des chiffres.
Mis bout-à-bout comme ça, on ne croirait pas... mais si.

        
 
Je viens de réaliser. Seulement maintenant, je n'avais pas vraiment fait la conversion.
Bon, depuis le passage à l'Euro, j'avoue que je m'y suis mise assez rapidement. Mais je n'ai plus vraiment de valeurs monétaires sûres.
Quand je paye 5€, j'ai l'impression de ne rien débourser. Ca défile beaucoup plus vite.
 
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Je ne sais pas vous mais j'ai souvent gagné au Monopoly...
 
3 427,83 francs, c'est le prix que l'on a le droit de payer pour s'inscrire en Doctorat, sans repasser par la case départ (bah, non, tu es déjà à +5, il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin).
Minimum 3 années à en chier sur une thèse de plus de 500 pages sur un sujet tellement resserré qu'il n'en a plus d'intérêt.
Plus de 500 pages qui ne seront lues que par une petite dizaine de personnes (comprenant l'auteur, les cinq membres du jury, et s'ils en ont le courage, quelques personnes de votre entourage - très proche).
Un mince auditoire, pour un travail de longue haleine, plongeant le chercheur dans une quasi-léthargie, un mutisme unilatéral et de multiples dépressions.
Et pour la modique somme de 3 427,83 francs (soit 522,57€), vous avez le droit de vous incrire pour UNE ANNEE (à renouveler, donc, jusqu'à la fin du contrat, soit minimum 3 fois), avec comme avantages : 0 centime de revenu, un job annexe qui vous pourrit le semblant de vie sociale qu'il aurait pu vous rester, à peine 25 heures de cours (seminaires/unités, appelez ça comme vous voulez) par an, et la joie d'avoir une réponse à vos question au minimum 2 ou 3 mois plus tard, si vous êtes chanceux (directeur de thèse compris, intervenants divers, etc.). De longs moments de silence intérieurs.
Voilà. Un investissement d'à peu près 1 600€ qui ne vous rapportera rien, sinon une gloire intérieure infime si vous arrivez au terme du marathon avec les honneurs. Avec une chance sur des centaines de décrocher un job dans vos cordes au sortir (l'art pour l'art).
 
Une perspective tellement réjouissante que pour le moment j'ai dû travailler en tout et pour tout 4 journées de 8 heures... lu quelques 25 petits bouquins... en gros, je n'ai pas vraiment commencé...
Et puis, je n'ai pas vraiment de sujet... Une vague idée. Des questions qui ne trouvent pas d'interlocuteurs pour y répondre...
Et ma voix qui se barre en vacances, avec mon pote le sommeil.
Il y a franchement des jours où on se demande ce qu'on fait là.
On se demande pourquoi le jour de son orientation en fac on n'est pas resté couché... On aurait peut-être pu faire autre chose après tout ?
Mais on y va. On fonce, c'est ça qu'on aime, et pas autre chose. Et puis, on est plutôt doué pour ça faut dire. Peut-être à peine assez motivé(e)... Peut-être à peine assez de confiance en soi et d'audace.
Et le pire c'est qu'avec tout ça, on ne perd pas la face. On sourit au monde et on lui fait même des blagues.
Et plus on s'enlise dans le doute, plus on se prélasse, et plus on profite de la vie. En attendant de voir ce que deviendront ces questions, ces euros, ces pages encore vierges d'un travail motivant mais tellement repoussant...
 
J'allais me coucher et je me suis dit : "Ah quand même!". Ampoule
"- Un problème M'zelle?
"- Non, tout va bien, la même chose s'il vous plaît."
Glurps.
 
 
 
Une bonne nuit à toi qui passes dans le coin...
Une bonne journée à toi qui t'arrêtes furtivement en ces lieux...
Je range mes états d'âmes.
...
 
Qu'est-ce que tu ne ferais pas pour la peau? (et tout ce qu'on aurait dû faire)
 
        
 
Bouh!
 (Et n'oubliez pas que cette nuit nous dormons une heure de plus! J'en ai bien besoin, pas vous?)
 
 
2007/10/27

Frustration

 
RHAAAAAAAAAAA !!
(Attention : message à caractère hautement non culturel, voire plaintif)
 
 
Génèse.
Parce qu'il faut bien récapituler pour ceux qui n'ont pas suivi.
Jeudi dernier (le 18 bien sûr, pas hier), premier jour de mes vacances (trois semaines, c'est si bon), je sens aux alentours de midi une sorte de picotement dans la gorge. Type angine.
Là je me dis : "OK, je gère". Je suis coutumière de l'angine, que j'ai parfois poussées jusqu'aux amygdalites. Je brandis les anti-inflammatoires, et hop, roulez jeunesse !
Bon, le vendredi, pas d'améliorations. Je sens que le nez commence à être touché, alors là aussi, je prends les choses en main et je continue l'automédication. (franchement, qu'est-ce qu'on ferait pas pour éviter d'aller chez le médecin ?).
Me voici donc vendredi soir au début d'un week-end "agité". Une amie vient me voir, on regarde le match, on boit, et assez rapidement (quelques deux verres de cidre plus tard), je suis saoule. Bon, un peu ivre quoi. Ma copine et moi sommes totalement crevées, et la soirée s'achève vers 23h30/minuit, tranquillement.
Le samedi s'annonce bien sympathique (après le retour de l'eau chaude) : une amie arrive de Rennes, soirée raclette (qui a été remplacée par autre chose), etc. J'ai de plus en plus mal à la gorge, mais sinon, tout va bien.
Vers 17h nous décidons de faire une petite balade, et choisissons donc Montmartre (voir cliché du dernier billet qui date de cette petite escapade bien sympathique, au coucher du soleil, très beau !).
Après une petite heure, retour chez notre autre acolyte. Nous buvons donc l'apéritif (quelques verres de Muscat), du vin, de la bière (pour accompagner deux charmants jeunes hommes de passage), puis nous rendons à l'Anti-rouille, un petit bar sympa vers Ménilmontant, pour assister à un concert (électro), avec pintes à 3€ (c'est ça de connaître les organisateurs de soirées).
  
Là, je rentre avec le dernier métro vers 1h30 parce que je sens que j'ai méga mal. Chose étrange, je ne suis absolument pas saoule !
Nuit Difficile. Gorge qui se calme vers 7h du mat'.
 
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Série Paris la nuit © 2005 Jean-Didier Risler
(Bon, j'utilise la photo sans demander, mais elle est très jolie aussi! Merci)

 
 
Toute la vérité, rien que la vérité.
Au lever du samedi, je me sens moins malade et je me lézarde tranquillement chez moi.
Comme à mon habitude, je mets de la musique, et quelques minutes plus tard, me voici dans mon exercice favori : chanter à tue-tête (je chante mal, allez, il faut le dire !).
Et là, c'est le drame! Aucun son ne sort.
Nada. Le néant. Ah ça surprend! Et je ne vous le cache pas, d'ailleurs je l'avouais à un ami quelques jours auparavant : j'adore avoir une voix cassée/enrouée. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours eu l'impression d'être quelqu'un d'autre, ça m'amuse.
Enfin, ça m'amusait.
Parce que depuis, elle a connu des hauts et des bas mais est toujours en cavale!
Je ne peux pas chanter !!!!
Dimanche, rebelotte. Mes amis se marrent (enfin, pas tant que ça en fait), on se balade aux Buttes-Chaumont, restau, bar à tapas-sangria, balade du Marais à Cluny.. et le lundi... Mardi à Rennes, je me suis fatiguée (la route, parler, le froid)... mercredi je commence à tousser (= acte qui remplace celui de dormir)... Et là je capitule, je vais voir le docteur et le vertict tombe : rhynopharyngite + laryngite la petiote ! Avec antibiotiques SVP.
 
Ne pas parler (je chuchote)... Prendre part à une conversation me fatigue à fond (déjà que je n'ai jamais aimé parler fort... mais là, je crie... et on m'entend à peine ! GRRRR).
Alors voilà. Cela fait maintenant six jours révolus, et ma voix est encore plus faible qu'avant ! Vivement son retour !!! Car si certains me connaissent comme une muette notoire, d'autres savent bien que quand je suis partie pour parler, je suis une vraie pipelette.
Je le disais dans mon dernier billet. Une pipelette. Comme une gamine. A s'extasier sur ceci, cela. Grommeler sur les âneries que je vois autour de moi. Trépigner de joie, de colère. Chanter, fredonner, faire des remarques sur des bribes entendues ici ou là...
 
Et ce soir je ne peux pas chanter Pour la peau! Snif. Ni ça ni rien.
Et j'ai dû annuler mon week-end à Tours. Parce qu'il paraît qu'il faut que je me ménage. (Pourtant nous admettrons que ma vie n'est pas d'une violence extrème... m'enfin....)
 
Rien que pour vous...
Tout ce que je ne peux pas chanter ce soir, pour le plaisir de vos oreilles et pour ma plus grande frustration !
 
     free music
 
Six jours sans voix, attention à vos oreilles quand ça va revenir !!!
 
Ciao !
Note
2007/10/24

Abracadabrantesque !

 
MIRACLES D'IMAGINATION
 
Au Pays des Merveilles, chaque chose en cache toujours une autre.
Les apparences sont souvent trompeuses et grâce à une pincée d'imagination, vous êtes comme propulsés au plus profond de vos rêves les plus fous.
 
          
 
Un Pays où l'ordinaire devient féérique, où vos yeux brillent à chaque seconde d'un émerveillement sans borne pour les plus petites joies de la vie.
Une vie d'éternel(le) enfant.
Une vie d'éternel(le) touriste.
Chaque expérience est vécue comme une première fois.
Chaque saveur goûtée comme une chance immense prêtée par la vie.
 
Voici comment, au fil de mes balades, je (re)découvre les paysages avec une joie enfantine et une imagination sans borne.
Sans détour. Sans plan de route.
Telle une petite fille, je m'extasie devant des bribes de ceci, de cela, et je vis intensément ces moments, sans penser au regard des autres.
C'est beau, c'est tellement beau que je ne veux jamais être blasée de profiter de ces richesses. Parce qu'il n'y a finalement que cela de vrai. Les petites richesses, la beauté de la vie, des paysages découpés dans la ville, petits plaisirs que l'on peut s'offrir au prix de quelques pas, qui ne s'achètent pas mais que l'on s'approprie. Des sourires, un coin de ciel bleu, un rayon de soleil sur une joue.
 
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Le Taj Mahal, en plein coeur de Paris... C'est si beau de rêver... 
 
Je suis une éternelle touriste.
Je ne veux pas que mes yeux se détournent de ces vues. Pas une seule fois.
Je souhaite que jamais mon regard ne cesse de s'arrêter avec émerveillement sur ces joyaux.
Que ces moments d'arrêt intérieurs soient viables à chaque instant, à chaque seconde.
Que mon regard ne cesse de plonger dans ces yeux que je contemple, en dévorant passionnément cet éclat au coin de ta pupille.
Que mon regard ait une force propre, celle de dire ces mots que je contiens au plus profond de moi, et que le temps s'arrête sur ces instants heureux.
Ne plus savourer que ces brefs répits et cesser de maudire la Terre entière parce qu'elle ne tourne pas comme on le voudrait.
Regarder, sourire, donner, partager...
Oblier les éternels insatisfaits, les pressés, les coeurs de pierre...
Pour ne plus voir que la lumière des âmes et la chaleur des corps.
 
        
Oui, et alors?
 
Sur ces quelques hallucinations, je vais me coucher les petits enfants.
Si vous (re)trouvez ma voix, merci de la renvoyer at home... Récompense garantie !
 
 
 
 
2007/10/19

Un nom qui sonne...

 
NICK DRAKE
 
 
Une brève enquète, réalisée par mégarde cette semaine, m'aura confirmé la terrible méprise!
Cet été, comme certains d'entre vous peut-être, je réalisais lorsqu'on me posait la simple question : "aimes-tu Nick Drake ?" que je ne connaissais pas vraiment... Ou très vaguement... "de nom" étant le leitmotv qui ressort le plus souvent de l'enquête.
Il y aurait donc eu maldonne quelque part. Mais où ?

 
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Pourquoi connaître un artiste "de nom" seulement ?
Cette semaine, j'ai donc réparé la méprise. J'ai pris le taureau par les cornes et j'ai fait comprendre à Nick que je saurais tout de lui !
 
Me voilà donc dévorant chaque note avec gourmandise, en en redemandant toujours plus!
J'ai non seulement aimé, mais j'ai également ressenti le besoin de partager. Et le succès a été immédiat. A l'unisson.

Pourquoi connaît-on un Jeff Buckley, un Leonard Cohen, voire même un Patrick Watson, et non un Nick Drake ? Alors bien sûr et heureusement, d'autres avant nous ont découvert ce génie par d'autres voies (peut-être en faites vous partie, et c'est tant mieux !).
Quoi qu'il en soit, ce soir cet espace se tourne entièrement vers cet artiste trop peu connu (à mon goût). Un modeste hommage.
 
Voici donc, pour commencer, une petite playlist concoctée par mes soins, quelques-uns de mes titres favoris.
 
    free music
 
N'espérez pas danser la tektonik sur ces douces mélodies...
(N'essayez même pas, ou vous risqueriez de provoquer mon courroux éternel.)
 
Enfin, pour ceux qui désirent en savoir plus sur cet artiste décédé il y a maintenant près de trente-cinq ans... je vous aiguille vers différents sites qui vous en diront plus bien mieux que moi : wikipedia, site "officiel" (en anglais), une biographie, etc. [J'ai foi en vos propres dons de recherche.]
 
Il n'est jamais trop tard n'est-ce pas?
 
Vivement le retour du métro !
Note
 
2007/10/17

La tête à l'envers

 
WHERE IS MY MIND ?
 
      
Tu croyais quoi? que j'allais me creuser pour faire dans l'originalité ?
 
Il est des jours comme ça, où l'on rentre du travail complètement vidé(e), lessivé(e)... qu'il est 20h30 et que rien n'est prêt... Cela fait déjà une bonne heure que ton estomac crie famine, voire même que tu te sens faible et que le métro est une épreuve de force.
 
Ce soir là quand tu passes devant chez Quick, tu te dis : "ahhhh, si seulement ?!" et puis, tu passes ton chemin, parce que tu sais que chez toi il y a plein de légumes... et que... c'est meilleur pour ta santé... (et accessoirement que tu as envie de rentrer chez toi, sans dépenser un sou de plus).
Bon. Une fois chez toi, tu te dis donc : "enfin"... et après avoir refermé la porte, tu te précipites vers ton frigo après t'être désapé(e) comme si ta veste était infestée de puces, et là, tu ne peux que constater la triste réalité : "Grumpf !".
La montagne de vaisselle t'inspire étrangement des idées de génie : "Mais pourquoi personne n'a donc encore inventé une machine pour laver la vaisselle ?"... Avant de te sentir démuni(e), idiot(e), humilié(e)... bref, plus bas que Terre..., parce que tout de suite après tu y songes : "Ermpf, ça existe déjà...".............
 
Après avoir trouvé le dernier couteau propre, une sorte de bol et une planche à couper, tu respires fort, tes doigts tremblent, mais tu mets du tien! "A moi les légumes!" (la faim, l'épuisement, me donnent de drôles de symptômes) C'est souvent là que c'est le drame! Tu te coupes. C'est plus ou moins profond, mais ça te connaît maintenant. Et tu te fabriques un home-made pansement de la mort, dont la taille paraît démesurée par rapport à la blessure : Je suis un(e) Warrior!" (Avoue que si tu ne t'es pas coupé(e), tu auras au moins cassé un truc ou tu te seras cogné(e) quelque part... voire auras renversé un objet... uh, uh?)
Un fois le rite accompli, tu peux enfin dîner, et là, le monde pourrait s'écrouler que tu ne lâcherais pour rien au monde ton bol de chou rapé-tomates-maïs-salade.
 
Ahhhhhhhhhh.
Et la soirée s'achève paisiblement, sur des airs d'Experts (même si tu préfères grandement Las Vegas à Miami)... avant découter un brin de Nick Drake et de s'endormir.
 
 
      
Nick Drake - Way To Blue
(Si cela ne fonctionnait pas, cliquer sur l'image ou le lien - parce que vous le valez bien !)
 
Doux rêves.
 
 
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Ce que nous serions bien, dans ce jardin...
 
 
2007/10/13

Avis aux gourmand(e)s

 
DES MUFFINS PAR MILLIERS
 
Une fois n'est pas coutume, ce soir je vous propose LA recette de mes rêves, celle dont je ne cesse de faire l'éloge depuis que je l'ai découverte... et accessoirement depuis le jour béni où j'ai décidé d'investir dans un moule à muffins en silicone (10€, il fallait bien trouver une recette pour rentabiliser l'achat!).
 
Me voici donc il y a quelques semaines à la recherche d'une recette facile (le but étant de pouvoir me débrouiller avec ce que j'avais à disposition at home), et surtout une recette avec laquelle je puisse me régaler... et accessoirement briller en soirée(s).
Est-il utile de dire que non seulement je suis hyper satisfaite de la recette, mais qu'en plus, chaque personne ayant goûté aux différentes fournées ne jure plus que par ça??? (je n'exagère qu'à moitié... seulement).
 
L'important dans l'histoire, c'est qu'avec une même pâte, on peut faire des muffins à tout et n'importe quoi (je vous conseille tout de même de rester dans le raisonnable, bien sûr! Mouarf!)
 
 
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The Muffin aux framboises.
N'aie pas peur, ce petit muffin encore chaud est simplement posé sur ma main (Miaaaaam)
 
 
How to do? 
 
Préparation : 15mn (à peine)
Cuisson : 20/30mn, suivant le four
 
Ingrédients :
- 150g de farine.
- 75g de sucre (de la cassonade pour ma part)
- 8 cuillères à soupe de lait
- 1 oeuf
- 1/2 sachet de levure chimique
- 50g de beurre
- garniture : 100g de chocolat ; 150g de framboises ; 150g de myrtilles... etc. comme vous le sentez... c'est vous qui voyez pour les doses, les ingrédients qui vous font envie... J'ajoute souvent, avec les fruits, des pignons de pins, amandes, noisettes, etc. légèrement grillés.
- 1 une pincée de sel
 
Et enfin, le moule à muffins de votre choix. De mon côté, je possède un moule à muffins 6 places, en sachant que je fais 5 muffins au chocolat et 6 muffins aux framboises... (pour ne citer qu'eux).
 
Préparation :
1. Préchauffer le four à 200°C. Beurrer les moules (sauf si vous utilisez comme moi des moules en silicone).
2. Faire fondre le beurre puis ajouter le lait et l'oeuf battu. Bien mélanger (non, sans dec?).
3. Dans un petit saladier, mettre la farine, le sucre et la levure, puis incorporer la préparation liquide.
4. Bien mélanger jusqu'à obtention d'une pâte bien lisse et homogène.
5. Ajouter la garniture à la pâte.
6. Remplir les moules aux 3/4, puis enfourner pendant une vingtaine de minutes. (Suivant la taille des moules et la puissance du four, surveiller et laisser plus longtemps si nécessaire - ce que je fais : 30mn minimum pour moi. Pour tester, plonger un couteau dans l'un des muffin et voir son aspect au sortir : si la pâte est restée collée au couteau c'est qu'il faut laisser encore au four quelques instants.)
7. Attendre quelques minutes et démouler.
 
Prêt seulement quelques minutes après.
A déguser tiède ou froid.
 
    
 
Voilà. Désolée pour cette minute gastronomique, mais c'est tellement bon!
Dire que j'en ai 6 sous les yeux (bientôt 5...)
 
Et bon appétit, bien sûr!
Rose rouge
 
2007/10/12

Dérisoire

 
METROPOLIS. LE CIRQUE GRANDEUR NATURE.
 
 
    
   
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Etats-d'âmes quotidiens... :
 
- Un manège qui tourne sans enfants.
Triste.
 
- Une chaussette trop courte et trop serrée. Un jean trop bas sur des hanches trop fortes...
Rangez-moi ce que je ne saurais voir.
 
- Un homme ravissant brandissant des préservatifs... (jusque là tout va bien) criant à la pharmacienne son désir d'acquérir un spray contre la mauvaise haleine.
Tue l'amour. (I would prefer not to.)
 
- Un passager tout seul dans le métro.
Chanceux.
 
- Un album de Radiohead sorti sur le net.
Hippy Chic.
 
- Une mesure sur la consommation illicite du cannabis (voyez-vous cela! "Pas assez taxé, mon fils").
Effrayant.
 
- De charmants jeunes hommes dans les rues!
Le Printemps arrive.
 
- Un joueur de contrebasse.
Erotique.
 
Des mots à profusion, des maux de trop et tant d'insomnies.
Les nuits tombent trop tôt, les matins chantent toujours trop précocement... et les soirées s'envolent trop brièvement.
Demain, le soleil se lèvera à nouveau sur ces d'images délavées, sur la ville en construction, déconsrtuite et sans-cesse repensée, sur des pensées dépensées et des portes-monnaies troués.
 
Soleil
Portez-vous bien, à très bientôt.
 
    
C'est pas nous, c'est pas nous!
 
 
 
2007/10/6

Au pays des merveilles...

 
DES RIRES AUX LARMES... AUX RIRES
 
Je pourrais vous conter mon aversion pour les récompenses inutiles. Le gaspillage des médailles en tous genres où n'importe quel sportif, artiste, illustre (in)connu (sans intérêt) peut raffler la mise et faire croire qu'il a sauvé la NATION.
Une légion d'honneur par ci, une récompense posthume par là... Des titres qui sont distribués de façon totalement arbitraire et dont l'hillarité de la situation viendrait finalement du simple fait que la personne qui reçoit cette récompense doit la payer de ses propres deniers.
Comme si à ton anniversaire tes amis t'offraient LE cadeau de tes rêves en te demandant en fin de soirée la modique somme de 999,99€, pour services rendus : "non mais ho! tu crois que c'est gratuit notre amour?!"
 
Bon.
 
Le dernier titre honnorifique en date fut attribué de la main de Nicolas Sarkozy (je t'ai déjà parlé de mon problème au réel à ce propos? Non parce que j'y crois toujours pas! à c'te bonne blague! - si je veux je parle mal) au cinéaste de génie David Lynch.
 
 
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Profitons de l'une des rares photographies en ces lieux où nous pourrions voir dans un périmètre resserré à la fois les drapeaux français et européen... le Président français Nicolas 1er, David Lynch et la légion d'honneur, sur fond de moulures dorées.
© Le Monde.fr
 
 
Au lieu de vous conter ces histoires, je pourrais, à la place, parler de cette déception que j'ai ressentie lorsque j'ai finalement appris que le maître de l'étrange avait accepté ce titre.
 
Mais finalement, je vous parlerais d'un événement annexe. Celui qui m'a rendue hillare en ce samedi ensoleillé, où Paris baigne dans cette ambiance de pré-match ovalien, et de pré-Nuit blanchâtre.
Sans plus attendre, je vous propose de lire un extrait croustillant (j'adore les superlatifs, pardon) d'un article relatant de cet événement parisien ayant eu lieu le 1er octobre dernier, dans un presque (le mot qui fait toute la différence) anonymat :
Journée aussi parisienne que stakhanoviste et politique lundi 1er octobre pour David Lynch. Son film Mulholland
Drive était diffusé en "prime time" sur Arte, mais là n'était pas le plus important. Le cinéaste avait commencé son après-midi en étant reçu à l'Elysée, par Nicolas Sarkozy, qui a l'a élevé au rang d'officier dans l'ordre de la Légion d'honneur. Distinction rare pour un citoyen américain. David Lynch en a profité, non pour parler 7e art avec le président de la République, mais pour tenter de le convaincre de l'aider à mettre en oeuvre un projet qui lui tient à coeur : la construction d'une "Tour de l'invincibilité" à Paris.


Sans rire, le réalisateur, accompagné de son gourou français, Dominique Lemoine, président de l'association Gouvernement de la paix, a expliqué au chef de l'Etat qu'il suffisait de faire circuler des énergies positives pour oeuvrer pour la paix dans le monde. De créer des champs magnétiques pacifiques. Il a ainsi calculé qu'en installant un millier d'adeptes de ce type de méditation au centre de la France - "chiffre non laissé au hasard puisqu'il correspond à la racine carrée de 1 % de la population française" - cela permettrait de résoudre des problèmes aussi complexes que la criminalité, le chômage ou les aléas boursiers... David Lynch a proposé à M. Sarkozy "l'exclusivité" de son projet. (...)

Extrait de l'
article de Nicole Vulser, "Lynch, l'Elysée et la Tour de l'invincibilité", In Le Monde du 03/10/07.

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Parce que j'ai toujours aimé Bruegel (l'ancien). Babel, égale à elle-même.
 

 
Voilà donc qui me réconciliait (quelle semaine!) avec la réalité en voyant que finalement, David (oui, je décide de l'appeler par son prénom désormais), est resté égal a lui même...
Une Tour de l'invincibilité, donc. A Paris. Oui oui!
Tout ceci me rappelait ce jour de mai où, dans le train, à la lecture du magazine proposé par la SNCF (excusez ce manque de précision... cela a tellement peu d'importance), je m'ouvrais aux pratiques lynchénnes, dans la théorie. Une ouverture à la fois énygmatique (mais, comment est-ce possible?) et amusée.

Sur ces bons mots... je n'ai plus qu'à vous laisser méditer... je me dois d'aller préparer quelques muffins aux framboises, pour honnorer (sans médailles cette fois) cette longue soirée qui m'attend...

Précision : ceci ne gâche en rien l'admiration que je porte à l'oeuvre de David Lynch, of course.
Ampoule
 

2007/10/4

Kine pravda !

 
I'VE LOST CONTROL
 
Hier, je me réconciliais avec le cinéma.
Des semaines que je n'avais pas mis un pied dans une salle obscure.
Un détail insupportable. Et de s'entendre dire : "Je ne suis pas allée au cinéma depuis le mois de juin". Non. C'était insupportable. C'est oublié.
 
  
 
Hier, donc, je voyais le film du néerlandais Anton Corbijn, Control, sorti dans les salles françaises le 26 septembre 2007.
 
 
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Photogramme extrait du film. © La Fabrique d'images. 
 
Control, c'est le récit d'une partie de la vie de Ian Curtis, leader mythique du groupe Joy Division, disparu dans des conditions tragiques bien trop tôt. Récit adapté de la biographie Touching From A Distance, touchant témoignage écrit par sa femme Deborah Curtis.
 
Joy Division (ex Warsaw) voit le jour en 1977 à Manchester, pour connaître une ascension explosive d'un peu moins de trois ans, jusqu'au suicide du chanteur, Ian Curtis, 23 ans, à l'aube d'une tournée sur le nouveau continent.
Anton Corbijn met la focale sur le jeune Curtis, depuis une adolescence troublée et insouciante jusqu'à sa fin tragique.
La découverte d'un univers torturé, mené par des acteurs de talent, dans une ambiance embrumée à l'esthétisme vibrant.
Une photographie au grain très subtil, le noir et blanc ajoutant cette part de drame et de mythe nécessaire à la réalisation d'une telle biographie.
Calme, silence, austérité.
Lorsque Ian Curtis n'envoûte pas le public de cette voix si particulière (suave, grave et pénétrante), il est un homme calme, exalté, impulsif, menant une vie intérieure si secrète qu'elle reste en tous points impénétrable.
 
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En bref, à peine entrée dans la salle, je pleurais. Non pas à chaudes larmes, mais j'ai tout de suite été prise d'une mélancolie assez forte (sûrement portée par mon état de ces derniers jours), laissant couler par mégarde, au coin des yeux, quelques perles aveugantes.
Savoir dès le début du film quelle en sera son issue est toujours un passage dramatique. Accaompagner un condamné. Vivre ses souffrances.
Voici ce que j'ai ressenti.
 
J'ai perdu le contrôle.
C'est complètement déroutée que je suis sortie de cette expérience. Hagarde, égarée.
Les larmes ravalées (pour ma défense j'étais loin d'être la seule dans cet état), me voici devant la bouche de métro, Cour St-Emilion, quand l'improbable est arrivé. D'une méprise gestuelle, je me retrouvais dans les bras d'une jeune femme fort sympathique que je ne connaissais pas.
Improbable mais non sans piquant! Un bref calin (sans rapport aucun avec la campagne Free Hugs) d'un réconfort soudain et parfait.
Merci.
 
  
 
Note
 
2007/10/2

Mouf!

 
MORNE JOURNÉE
 
Il y a des jours avec... et des jours sans, c'est bien connu.

      
Oais, c'est pas drôle, je sais!

Après quelques semaines de soleil dans ma tête, où j'ai pu remettre quelques petites choses en place, voici donc que le brouillard m'envahit de nouveau, à l'image de la météo ambiante...
 
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Ce matin, la BNF s'habillait de brouillard...
 
Voilà, nous y sommes.
C'est avéré. La preuve en est par ma présence en ces lieux. Des billets qui se font plus réguliers. Une présence manifeste d'un manque à combler.
Je n'ai toujours pas remis les pieds au cinéma... toujours pas visité d'expo... toujours pas trainé mes guêtres dans les rues de Paris.
Pratiquement pas de sorties. Pas d'envies.
Mais ça va revenir, c'est certain.
Il y a quelques jours je fêtais la boucle d'une année entière de célibat. Avec des hauts (enjoués) et des bas (très bas, mais déjà loins).
J'ai encore du mal à réaliser. Je me faisais la réflexion il y a encore quelques jours. A ce train là je vais devenir vieille avant l'âge!
Heureusement, le bon point des temps à venir est mon futur déménagement (en espérant trouver un appart génial!) et ma future colocation. Je sais que cela va me faire un bien fou !

Je m'étale. Je me répands. C'est mal. J'ai résisté, résisté... et j'ai finalement cédé à cette irrésistible envie de coucher ces mots dans cet espace. Dans l'espoir de les faire partir loin. Loin.
Des jours comme celui-ci où les larmes coulent sans que l'on puisse les retenir. Et je ne peux même pas dire que je me suis lamentée parce que je n'en ai pas eu le temps! Bibliothécage jusqu'à 13h30, rentrage, mangeage, rangeage, buvage de thé avec un ami... 19h15 et cette journée n'est pas encore à son terme.
Un bon DVD pour oublier.
L'OST de Phantom Of The Paradise pour le moral...
Et demain : cinéma, apéro, travaillage...
 
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Hahahahaha ! Heu, non. Ca non plus c'est pas drôle. 
 
Voilà, je suis transparente comme une boule à neige... Avec quelques ombres au tableau. Vous savez tout. Je n'ai plus qu'à refermer le livre de ma vie pour ce soir... jusqu'au prochain craquage (de plombs... rien à voir avec le pétrole)! Jusqu'aux prochains arcs-en-ciel.
 
Rose rouge
 
(J'ai zappé le passage sur l'incompétence administrative d'Acadomia... parce que bon, ça n'en vaut pas la peine n'est-ce pas?)