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2008/2/29 Promis, demain j'arrête.DEMAIN, CET AUTRE HIER
Parce qu'aujourd'hui ne cesse de devenir, plus encore à chaque seconde, un hier, les lendemains - qui pourtant semblaient très loins de nous - paraissent déjà de mornes souvenirs monotones.
Les jours se succèdent, et si chaque hier ne ressemble pas vraiment aux précédents, il n'en est pas moins en substance bien souvent pas très éloigné.
Les lendemains chantants et fleurissants s'épuisent fréquemment en de souriants aujourd'hui, jusqu'à flétrir encore et encore, se transformant en souvenirs lointains, à jamais perdus.
Si les rêves n'ont pas - ou plus - de réalité, où puisent-ils alors leurs racines ?
Mirages et fantaisies, peuplent mes jours au présent, pour toujours s'abandonner en de piètres et pathétiques rêveries, puis s'ancrer dans l'obscurité des tréfonds de nos mémoires.
Alice au delà du miroir.
A quoi bon lutter ? Si les lendemains sourient à la plupart, restent toujours sur le banc de touche les rêveurs, les mécontents et les déçus, qui jamais ne s'éveillent et pour qui la vie semble chaque seconde un peu plus fade, avec cette écoeurante impression d'avoir un rôle à jouer, sans pour autant jamais le trouver et rester spectateurs de désirs inadaptés.
Voici ce que l'on apprend à trop vivre dans les livres, les films et au travers de quelques partitions enchantées. Si le rêve existe, d'aucuns ne sauraient savoir pour quelle durée... l'échéance restant au final la même pour chacun.
Si vivre par procuration protège d'un surplus d'émotions, elle anihile l'essentiel, l'immédiateté des sentiments et des actes pour ne laisser à hier que de brèves impressions impalpables.
Hier ne ressemblait pas à aujourd'hui, au pourtant ce jour finira sa course rangé parmi des milliers d'autres de ses aînés.
Et parce que le rêve ne se sépare pas de moi, il serait peut-être temps d'effectuer un ultime exorcisme, pour que, sans finir blasée, les sentiments s'apaisent et cessent de me parcourir tels des électrochocs.
Que les lendemains s'envolent en laissant derrière eux des hiers supportables.
Mais demain, au demeurant, ne sera cependant qu'un nouvel hier, à classer machinalement dans le livre de nos mémoires, fébrile.
Des larmes glissent sur mes joues, et aujourd'hui s'achève enfin, dans l'attente de demain, cet autre jour.
... 2008/2/24 C'était hierOU COMMENT LES JOURS ORDINAIRES SONT PARFOIS PLUS FOUS QUE LES JOURS SINGULIERS
[Comment ça j'abuse avec mes titres ?
Non, perso je trouve ça très bien.]
Comme je ne peux pas parler aujourd'hui (je suis aphone, nouvelle tendance familiale), je me contenterai d'écrire (ceci dit, le lecteur que tu es n'a peut-être pas le bonheur - d'après certains - de connaître le son de ma voix... j'oserais vous féliciter, c'est sûrement mieux pour le salut de vos oreilles).
Ce message n'a aucun but particulier, sinon celui de vous présenter sur un plateau l'intégralité (ou presque) des belles choses que l'on a consenti m'offrir à l'occasion (particulière ?) de mon anniversaire.
Quoi de plus simple alors que de vous proposer de voir par vous même l'étendue de la générosité de mes amis et connaissances diverses ?
(Bien sûr si tu cliques, l'image offrira bien plus de réponses à tes questions)
Et encore, je ne vous parle pas du champagne (consommé), du vin (consommé), des cartes d'anniversaire, des textos, des e-mails, des cadeaux Facebook, des messages MSN, des messages persos, etc.
Quel intérêt pour vous de connaître ces détails ? Aucun.
Ceci dit, j'en profite pour remercier (une fois de plus) toutes celles et ceux qui m'ont offert ces multiples présents, avant, pendant et après le jour fatidique.
J'avoue. J'ai déjà achevé la tétralogie du Monstre de Bilal... (merci ma soeur, c'était vraiment un cadeau superbe)... j'ai dévoré le second tome du Cycle d'Ostruce (offert par mes soins... ça fait également partie du jeu... et puis, ce second opus m'a vraiment plu - plus encore que le premier).
Merci à celles et ceux qui se sont déplacés pour venir fêter l'événement à mes côtés (vous êtes tous venus de très loin, et c'était vraiment très chouette)...
Aujourd'hui, je suis tellement émue que j'en reste sans voix. Qui sait pour combien de temps (la dernière extinction a duré plus de 15 jours... qui dit mieux ?) ?
MERCI.
And now ladies and gentlemen, the time for resting has just struck.
(Si mon anglais ne te plaît pas - ni mon français d'ailleurs, j'en suis vraiment navrée... l'heure n'est pas à la réflexion abusive).
Et merci encore.
Vendredi soir, j'ai eu la chance d'assister au spectacle de la maternelle où le petit Thomas que je garde débute sa carrière écolière... Et c'était vraiment extra de voir ces bambins de 3 à 6 ans se dandiner maladroitement sur des chorégraphies originales. Une heure de pur bonheur et de pure naïveté.
J'adore.
J'adore ça aussi.
2008/2/17 MalditaLA VEILLE DU LENDEMAIN EST UN JOUR COMME LES AUTRES
Nous remarquerons que plus le titre du billet est ridicule et inconsistant, plus l'attrait est fort.
Ou pas.
Et puis, à vrai dire, ce n'est pas mon problème mais le votre puisque je ne passe pas mon temps à me relire (vous non plus j'imagine, mais au moins pour les rares qui le font, reste l'effet de surprise de voir ce qui se cache derrière une accroche quelle qu'elle soit).
'Fin bref... comme d'habitude, tu te demandes bien ce que je déblatère là... avec mes accroches pourries. J'aurais sûrement mieux fait de balancer un scoop sur Blanche neige et les sept nains... ç'aurait eu plus d'impact.
Tout ça pour dire qu'avant de sortir hier soir, j'avais préparé un billet tout beau tout chaud, rempli de bonheur, de musique et de découvertes... et le malheureux s'est comme volatilisé lorsque la bise fut venue (à moins que ce ne fut un bug informatique).
Voilà comment je vous y contais une rencontre musicale bien sympathique, avec le sus nommé Médéric Collignon, que j'expérimentais à la péniche Alternat vendredi soir.
Hou, hou, c'est le loup (oui je sais, il faut que je me calme, je deviens hystérique).
Un concert singulier, relevant plus de la performance que d'autre chose. Accompagné de DJ Urine (tout un programme), Médéric Collignon (bien chouette le mec d'ailleurs, charmant) m'a totalement bluffée, tant par son sex-appeal au cornet de poche, que par sa voix fantasmagorique (oui, je me comprends). Une réelle prouesse vocale, technique et musicale, mêlant des sonorités free-jazz, un beat électro et des phases bruitistes non sans intérêt.
Chacun sait que je suis attirée magnétiquement par le jazz-électro (à moins que ce ne soit de l'électro-jazz... on ne sait plus bien à ce stade... Moi j'appelle ça du Jazz-élek, comme ça je m'y retrouve dans mes bottes). Que ce soit chez Nils Petter Molvaer, Eivind Aarset ou autres, je me suis toujours sentie transportée grâce à ces mélanges éclectiques. Vers d'autres horizons. Un ailleurs qui me convient sans anicroches.
Et parce que l'événement était organisé par des personnes très sympathiques, je vous transmet le fly de la soirée (âmes sensibles voilez vos yeux quelques instants).
Y'a plus qu'à cliquer.
Ca y est, je me sens mieux, j'ai plus ou moins rétabli l'ordre des choses.
Aujourd'hui s'achève une semaine aussi éprouvante que sympathique, marquée par des retrouvailles en tous genres, quelques mauvais pas, quelques mauvaises impressions (et des bonnes aussi), des tas de sorties bien sympas... De tout, de rien, dans la joie et les larmes.
A cette heure je suis dans un drôle d'état. A la fois exaltée et frustrée. Pleine d'espoirs et d'angoisses. Un mélange comme je le laisserais bien au vestiaire.
Demain, une nouvelle semaine (et bien plus) commencera, les jours s'enchaîneront encore, à l'infini, les nuits étoufferont mes heures de solitude, les jours m'étreindront de leur fraîcheur vitale et les soirées m'enivreront jusqu'à tout oublier (ou trop peu).
Et puisque cette note s'achève, froide et silencieuse, je vous laisse en compagnie d'une découverte qui m'est très agréable :
Bonne et douce nuit.
[Non mais tu savais toi que le pilote de ta carte graphique pouvait "rester bloqué dans une boucle infinie" (ou plutôt infernale, oui, la boucle, que je dirais moi si j'écrivais les messages d'erreur...) ? Il s'en passe des choses bizarres tout de même dans ces drôles de boîtes informatiques...]
Oh ! Et comme j'allais vous laisser sur ces notes burlesques, je m'aperçois que j'ai totalement laissé passer l'information primordiale de cette semaine écoulée : le prochain album des Married Monk est prévu pour la fin mars ! Voici de quoi patienter les quelques longues heures hivernales restantes. Cela ne peut présager que du bon. Je bous d'impatience. Vite, Vite !!
2008/2/12 Sur les traces du MarquisDONJONS ET PRISONS
Poussée par une force mystérieuse, cet après-midi je me décidais (enfin) à visiter le donjon du château de Vincennes après une première tentative manquée.
Début de la visite guidée : 14h30.
Bien que je ne sois pas une grande fan des visites guidées, j'avais opté pour l'option en me disant qu'après tout, guide, c'est aussi mon job d'été... Et si les gens me supportent, je peux bien faire de même avec un tiers.
14h30, donc, nous voici partis avec un petit groupe (je n'ai bien sûr pas échappé aux gros lourds de service et leurs blagues déplacées à deux balles) d'une quinzaine de personnes.
Bien sûr, j'arrive en retard, mais je réussis à trouver le groupe et à m'incruster de loin tranquillement (sur le conseil du gentil caissier). La guide n'est pas du tout dans mon état d'esprit. Nous n'échappons donc pas aux anecdotes inutiles et sans intérêt... Aux termes architecturaux déformés... et une professionnelle qui préfère suivre son discours plutôt que de répondre gentiment aux questions qu'on lui pose (rien de plus désagréable). Je ne supporte pas les visites formatées !
Une fois ces constatations faites, je décide donc de suivre le groupe de loin et d'écouter d'une oreille.
Deuxième mauvais point : la visite devant durer 1h10 se révèle être une visite de 2 heures. C'est glacée que j'ai dû m'échapper en douce (horaire de travail oblige), sans pouvoir visiter quelques petits points précis que je comptais explorer au terme de la visite (pas de terrasse pour Bibi - mais ce n'est que partie remise puisque les musées nationaux me sont ouverts gratuitement !).
Ces quelques petits points écartés, je dois dire que j'ai été vraiment enchantée par les lieux. Il fait ces derniers jours un temps magnifique et je savoure chaque minute passée sous ce soleil hivernal que j'apprécie tant.
La place fortifiée la plus haute d'Europe trône tranquillement dans un enclos de quelques hectares vidés d'architecture...
Les lieux sont imprégnés du poids du temps et de l'Histoire, pénétrés d'un attrait particulier lorsqu'il s'agit d'aborder la question des différents prisonniers qui furent enfermés dans cette ancienne prison dorée (Sade, Diderot, Mirabeau, etc.).
Oui, je l'avoue, je voulais particulièrement voir l'ancienne geôle du Marquis (où l'on découvre d'ailleurs une lettre à sa femme écrite de sa main). Pour le folklore. Peut-être aussi parce que je lis en ce moment même La Philosophie dans le boudoir (et d'avoir vu ces lieux me donne bien envie d'attaquer Justine, écrit pendant ses années d'incarcération...).
Imaginez une prison où vous payez une pension pour résider... où vous êtes assistés de laquais, faites de l'équitation... et retrouvez votre pote Sade chaque soir pour des soirées au coin du feu...
Par cette journée ensoleillée, donc, j'ai pu gravir avec joie quelques dizaines de marches, portée par la nostalgie de mon expérience au phare de Kerlédé...
Riche de quelques réponses supplémentaires aux multiples questions que je me pose continuellement, je vous quitte donc sur ce notes pseudo-culturelles (j'ai bien peur de souffrir d'une énorme flemme qui m'empêche de vous révéler les secrets de ce donjon).
Après tout, qu'est-ce qui vous empêche d'aller les découvrir in situ par vous même ?
J'y retournerai moi-même en 2009, pour l'ouverture de la Sainte-chapelle. Peut-être nous y coiserons-nous ?
Have a good time.
[Ci-contre, dans la galerie, découvrez d'autres photos de cette petite visite... dans leur qualité toujours aussi... minable !] |
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