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2008/3/31 Capri, c'est finiJE DÉMÉNAGE
Ce blog se meurt... pour revivre sous un autre aspect à l'adresse suivante : http://sebika.wordpress.com.
Il était temps !
Il est possible qu'il y ait quelques ratés pour commencer, mais je crois que c'est bien mieux !
Pour celles-et-ceux qui souhaiteraient en savoir plus, n'hésitez pas à me contacter !
A tout de suite sur cette nouvelle adresse !
Suivez mon regard... 2008/3/29 A méditerEN VRAC
Parce que j'ai des idées par milliers mais une flemme innommable de les formuler, je vous propose dans cette petite note un petit résumé de tout ce à quoi j'ai pensé intensément (ou moins) ces dernières semaines.
Philippe Ramette - Exploration rationnelle des fonds sous-marins : promenade irrationnelle, 2006.
Ou comment selon moi le monde tourne à l'envers.
1. Les hommes et les femmes ont cessé d'exister. Extinction sur notre belle Terre (en décrépitude... merci qui ?) de ces deux genres. La distinction se fait désormais avec d'un côté les filles (l'idée de femme est réservée diraît-on à une image stéréotypée qui n'existe quasiment plus... nous noterons toutefois que si l'espèce est en voie d'exctinction, il y a toutefois certaines survivances). De l'autre côté nous avons ainsi les "mecs" (quel vilain mot). Oui. Qui parle encore d'homme (en utilisant ce mot partculier) ? Maintenant, on dit : "mon mec", "les mecs", voire parfois l'utilisation du mot "garçon"... Mais quand je rencontre un homme, et que j'utilise ce mot pour en parler, c'est tout juste si je n'ai pas l'impression d'utiliser un mot de travers. Attention ! L'idée d'homme renvoit à une image virile, active, mâle, qu'il ne faut pas trop employer au risque d'effrayer la bête. L'homme est une légende. La femme un fantasme.
Bref, je m'entends, à l'heure où la tendance est au chaton, les hommes et les femmes ont laissé place à une société d'adolescents. Et parce qu'on ne veut surtout plus vieillir, le concept a donc évolué vers une infantilisation générale. Quel dommage.
(Il faut dire aussi maintenant quand on entend les gamines de 12 ans parler de leur vie sexuelle... on peut de suite dire aux hommes et aux femmes d'aller se rhabiller. Ils ne sont plus dans le coup ces vieux croûtons. Ou dans les films.)
2. Comment la désinformation devient une bonne technique marketing. Vous rappelez-vous de cette publicité ventant l'arrivée prochaine du tunnel sous l'Atlantique ? Vous souvenez-vous de ces publicités télévisuelles où l'on voulait nous vendre du gel instantané destiné à remplacer asperges et huîtres ? Il y aurait moult exemples à citer... le dernier en date dans mon panier étant la grande affaire de la Tour Eiffel (cliquez). En me baladant sur quelques blogs amis l'autre jour je tombe sur une information qui me laisse sans voix. Quoi, j'aurais raté ça, MOI ? Un cabinet d'architectes américain a en effet monté pour faire mousser sa côte de popularité un canular très efficace ayant laissé croire à de nombreuses personnes - dont moi quelques instants - que pour les 120 ans de la vieille dame un concours d'architecture s'était déroulé (dans le plus grand secret) pour moderniser cette dernière... De quoi avoir la tête qui tourne.
Voici donc ce que cela donnait :
3. Il n'y a rien au cinéma. C'est vraiment effrayant.
4. Les hommes que j'ai aimés - aime encore, crois aimer - se plaisent à me parler de leurs relations ratées avec leurs copines... Et de me dire combien je suis formidable. Et de me dire des tas de choses ambigües [note à moi même : arrêter de me faire des films]. L'occasion de discuter des heures durant... pour qu'au final j'apprenne en retour de ma naïveté qu'ils se marient-bébé-achètent une maison (plus ou moins dans l'ordre suivant les cas). [Note à moi même : cesser tous rapports avec mes ex.]
5. J'adore Frog Eyes et voudrais que le monde entier fasse de même. Et puis j'oublie.
6. Et tant d'autres choses...
Happy week-end.
2008/3/19 No CommentJ'ME SENS PAS BELLE
Non pas que je me sente particulièrement moche, mais plutôt tellement ordinaire.
Cette chanson a toujours trouvé un écho en moi...
Ce soir j'y pense et je me dis que c'est tellement vrai...
Que c'est parfois compliqué de se trouver beau sans les yeux de l'autre.
Pourtant il y a les jours avec. Où franchement tu rayonnes. Un peu trop d'ailleurs, parfois.
Et puis il y a les autres jours (avec toujours en arrière plan un gros dégueulasse qui rôde, et je ne veux pas de ça.... pas être au goût du gros dégueulasse. Et puis quoi encore ?).
Non, en fait, ce soir je voulais faire une annonce publique pour arrêter définitivement les ragots.
Alors oui. Comme une envie de faire pipi, lundi dernier ça m'a pris.
Je me suis dit "STOP" (et pas in the name of love... ou alors pour l'amour de moi).
Finie la thèse. Basta le Doctorat.
Le stress me rend malade. Le stress et l'incertitude de l'avenir. L'impression d'être refermée sur moi-même et d'être improductive.
Alors toi, toi qui trouve ça dommage, qui veut me persuader que je fais une erreur, je t'arrête de suite.
J'en ai MARRE. Marre du milieu universitaire. Marre d'être constamment malade (oui le stress ça me ronge de l'intérieur). Marre de pleurer comme une bêtasse.
Peut-être vous raconterai-je un de ces jours quels sont mes projets. En attendant d'y voir plus clair, je préfère garder pour moi cette décision.
Le déclencheur.
Peut-être que le fait de me faire ôter ce kyste à la dent y aura joué un rôlé ?
Toujours est-il que depuis ce fameux mardi où je me le suis fait enlever... outre une migraine carabinée le soir-même et une crise à faire pâlir la grande émétophobe que je suis.... je suis totalement époustouflée de voir que depuis un peu plus de quinze jours je n'ai pas eu une seule fois mal au crâne. Pas même un fond. Et ça faisait des années que ça n'était pas arrivé.
Je ne sais pas si toutes ces choses sont liées, mais depuis l'opération, j'ai également (re)trouvé (je ne le savais pas perdu) un odorat hyper-développé. Ca me déroute encore un peu d'ailleurs.
D'après le stomato, le truc était sûrement tapi dans l'ombre depuis TRES longtemps. Des années peut-être qui sait ? Toujours est-il que passée la phase Elephant-Woman, je suis plutôt enthousiaste par les bénéfices de cette opération.
Peut-être n'est-ce qu'une illusion (à peine une sensation ?).
En tous cas, j'aime.
Qu'est-ce que t'es belle.
2008/3/13 L'architecture à l'honneurJEAN-CHRISTOPHE BALLOT
Parce qu'il ne faut jamais changer ses bonnes habitudes, je me rendais hier à la MEP, histoire de me détendre un peu, de penser à tout sauf ce à quoi j'avais en tête, de me balader...
Edouard Boubat - Florence sous la neige
Au programme : "Peter Knapp ou la passion des images" ; "Shoji Ueda - Une igne subtile" ; "Edouard Boubat - révélations" ; "Réalités, un mensuel llustré des Trente Glorieuses" ; "Jean-Christophe Ballot - Urban Landscapes de Berlin à Shanghai".
Si je connaissais de nom ou de visu quelque Peter Knapp ou Edouard Boubat (qui contrairement à ce que tu crois n'est pas un petit ourson), si j'avais sans le savoir été mise en relation avec quelques clichés de Shoji Ueda, je n'étais en revanche pas du tout familière de l'euvre de J.-C. Ballot. Et c'eût été ballot (il fallait que je la fasse, honte sur moi !!) d'en rester là.
Je n'ai bien sûr que des louanges à chanter sur un Knapp, un Ueda, un Boubat.... mais l'oeuvre qui m'a vraiment séduite hier, c'est celle de Jean-Christophe Ballot (n'hésitez pas à aller jeter un coup d'eil sur son site).
L'architecture objet de fantasmes.
Dans ces clichés exposés jusqu'au 30 mars 2008 à la MEP, je me retrouve. Jean-Christophe Ballot voit l'architecture comme je la vois, comme je l'ai toujours vue.
Elle se dévoile tendrement, au gré d'une impasse, d'un détour, d'un néon, d'une friche industrielle... se faisant tantôt douce et vibrante, image fugitive d'un souvenir singulier... revêtant tantôt la vitalité même de la ville, jusqu'à exploser, devenant tableau, du figuratif à l'abstrait, du muet au parlant, toujours plus belle, en noir et blanc comme en couleur.
Une architecture vivante à elle seule n'ayant plus besoin de l'homme pour exister. Objet dépassant le statut d'art pour devenir paysage et magnifier le banal.
Et lorsque l'individu entre dans le cadre, ce n'est plus comme acteur du monde, mais comme simple témoin du temps qui passe, de l'instant fugitif, projeté dans un passé toujours plus éclaté.
Je découvrais donc dans ces oeuvres exposées un nouveau maître à penser, une vision du monde telle que je l'entends, sans dissonances.
New-York, 2004
Les mots affluent vers mon cerveau à une cadence bien trop rapide pour que je puisse les glisser sur cette page...
Je me suis levée bien trop tôt ce matin, et n'ai pas vu le temps passer...
Je me prépare à découvrir de tous nouveaux horizons et j'ai peur, peur qu'on me fauche l'herbe sous le pied avant même d'avoir pu tenter ce que je désire entreprendre...
Demain me donnera de nouvelles directives.
En attendant, merci d'être passé(e)(s) lire ces quelques notes... et à très bientôt !
Chicago
...
2008/3/7 Irrésistibles...DES LAPINS ET DES HOMMES
Ohhh, les jolis petits lapins qui gambadent sur les prés de la table de cuisine familiale...
Je ne résiste pas plus longtemps...
Hier j'ai fait quelques folies, j'ai profité de faire des courses avec maman pour me faire offrir des sucreries.
Pâques arrive à grands pas et je n'ai pas su (pu) résister (je suis très faible) aux lapinous Lindt, exquis, ceci dit en passant.... ainsi qu'à ces bonbons meringués si chers à mon enfance dont j'avais perdu la trace depuis bien des années.
C'est si bon de vous retrouver, douces saveurs de mon enfance.
Des années que je les imaginais, que j'en rêvais, sans vraiment me souvenir avec exactitude.
A peine le paquet ouvert, tout est revenu en masse.
Ce parfum sucré exquis, évocateur de tant de belles images.
Ces petites formes amusantes.
Ces couleurs.
Et ce goût, enfin, qui se rappelle à moi, fidèle à son souvenir, toujours aussi bon.
Du sucre. Rien que du sucre et quelques édulcorants.
Rien de plus pour gagner mon sourire éternel.
Jusqu'à la fin du paquet.
Jusqu'à l'écoeurement.
L'inutilité de ces quelques instants de partage est forte... qu'importe ?
Et comme le ridicule ne tue pas, je reste dans le ton :
2008/3/6 Pourquoi tant de haine ?LES LOIS DE LA PHYSIQUE
Aussi étonnant que cela puisse paraître, je vais t'avouer quelque chose ce soir.
Durant toute ma prime adolescence, et même un peu plus tard dans le post-adolescentisme (qui étrangement semble ne jamais s'achever), j'ai toujours eu un faible pour les mathématiques.
Toi qui me connais si bien, tu te dis : "oh, mais comment est-ce possible ? Est-ce seulement imaginable ?" et moi je te réponds tout simplement : "Oui, mais voyons, pourquoi te mentirais-je ?"
Alors donc que j'étais à l'école primaire, puis un peu plus tard au collège, je me battais avec mon camarade Nicolas dans le grand challenge du "premier de la classe".
Jusque vers la cinquième le procédé a plutôt bien réussi... sauf que l'Alice que j'étais (je suis) était (oui, passons les répétitions pour le moment) plutôt attirée par le côté obscur de la force que par les boutonneux à lunettes. J'ai donc décidé un jour (malheur) que je ne pouvais décemment plus rester dans la course.
Pourtant, malgré moi, je continuais à avoir un petit faible pour les mathématiques et pour les sciences en général (que je considère aujourd'hui comme quasi occultes), et j'étais aussi très tentée par la traduction des chansons de Nirvana (l'anglais, donc), l'apprentissage de l'espagnol (colegiala de mi amor
Rebutée (déjà) par mon corps trop tôt féminisé, je me cherchais dans cette jungle collégiale, sans jamais me trouver. (Comme une ado quoi.)
Reprenons.
Un jour, j'apprenais donc une loi de physique (sûrement la seule que des centaines d'autres et moi-même avons retenue de toutes ces années de physique-chimie à effectuer ces équations à multiples inconnues - fatal de voir qu'aujourd'hui, malgré toute l'adoration que j'en avais il m'en reste si peu)...
Bref, j'apprenais qu'un certain Lavoisier (mais on m'informe ce soir que ce n'est qu'illusion, et je suis sacrément triste désormais - d'où le titre du billet) n'avait trouvé mieux que proposer cette maxime : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (Voir ici pour plus de détails sur ce grand détournement).
Bref. Cette maxime est affreuse car applicable à absolument toutes les situations. Encore ce soir, à des dizaines d'années lumière des mathématiques que je suis aujourd'hui (quel dommage), j'y songeais.
Je me disais, "ma fille : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (des fois je me dis ça à moi : ma fille... mais il ne faut pas trop écouter ce que je raconte, surtout pas à moi même) en apliquant l'idée à une petite histoire qui me turlupine (oui j'aime toujours ce mot). Et comme si j'avais vu le Messie, la Vierge et le Grand Gourou (quoique j'aie toujours eu un faible pour petit Gourou, donc), tout s'éclaircissait en moi.
"Ahhhhhh, c'est donc cela Alice".
"Rien ne se perd (ce qui explique cela), rien ne se crée (ah ben non, c'est déjà vieux hein), tout se TRANSFORME (pour les autres, pas pour toi)."
[Et là je songe en moi-même que mon visage tuméfié d'aujourd'hui n'a ni plus ni moins subi cette loi. Il s'est tranformé en autre chose... pour redevenir enfin MOI - ou approchant.]
C'est absolument déphasant de ce dire que cette maxime pseudo Lavoisienne que tout le monde connaît soit aussi fourre tout, tout en ne voulant, finalement, rien dire.
Et d'en revenir au point de départ...
Quelques fois je regrette d'avoir abandonné les maths, au détour de la Première L. Car puisqu'on ne pouvait cumuler l'option Art + le latin + l'option maths... il a fallu trancher. Et ma prof de mathématiques du moment avait définitivement tranché pour moi, ce grand jour où elle décréta : "Vous êtes tous des croûtes". Dans mon fort intérieur, ça a fait mouche ! Si je suis une croûte, mais alors qu'es-tu ? Et de choisir les Arts.
Le plus drôle dans ma grande histoire avec les matières scolaires c'est que j'ai fini par choisir un assortiment improbable, celui des Arts (que j'ai toujours considérés comme une récréation - et puis mes profs m'aimaient bien, ils me mettaient 20/20 c'était le bon temps) et de l'Histoire, cette matière tant abhorrée, où j'ai excellé avec de grands 5/20 au lycée... et de faire de cette Histoire des Arts l'histoire de ma vie (ou d'une partie).
EURÊKA !
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