Alice 的个人资料°~* REGARDS ÉGARÉS *~°照片日志列表更多 工具 帮助
2007/5/29

Running down the Thames

 
LONDON CALLING
 
 free music
 
Cela fait plusieurs jours que je résiste à l'irrépressible envie de poster des messages inutiles.
Moult gadgets, chansons, jeux... je suis une grande fanatique des jeux inutiles, surtout en ces temps creux de labeur inexistant.
 
Je n'arrive pas à travailler. Je m'en veux, oui. Je suis dans un état catastrophique, oui. Je me force, je vais à la bibliothèque (de temps à autres), je lis, je prends des RDV... mais rien n'y fait. Mon cerveau n'a aucune envie de s'y mettre. Les informations gravitent autour de mon entendement... sans jamais l'imprégner.
Voici donc que j'ai presque un sujet de Doctorat... Presque car, finalement, la seule chose qui me manque, sûrement la plus importante : le cadre chronologique.
Quel est donc ce sujet? Il s'agirait d'étudier les représentations photographiques de l'architecture indutrielle française de l'ère post-industrielle. Mais alors, quelle date admettre comme point de départ de ces investigations? Je me suis battue avec mon prof (bon, non, ce n'était pas vraiment compliqué finalement) pour admettre la jolie date de 1973.
Pourquoi? Simplement parce que cette date est celle du premier congrès international en faveur du patrimoine de l'industrie.
 
Je pensais, donc, parler de critiques post-modernes, de changements des codes de représentation... de voir comment, à l'aube de l'ère post-industrielle, les hommes voient les vestiges de ce passé, de ce progrès, sur le dos duquel il n'a de cesse de casser du sucre. Ce patrimoine a ainsi fini par absorber toute l'énergie négative déployée par les hommes, représentant à elle seule les valeurs de travail écrasant, de misère, d'insalubrité, de pollution, en bref, toutes les valeurs négatives dont on a bien voulu l'affubler. L'homme s'est longtemps déchargé de ses responsabilités environnementales, s'est voilé les yeux trop longtemps et accuse à tous va l'Industrie d'être responsable de tous les maux.
Bon, oui, OK, elle l'est (faisons bref). Mais pourquoi? L'homme, grisé par le progrès, par ses nouvelles richesses et les possibilités multiples offertes par l'ère moderne, avait totalement négligé le principal : lui-même.
Aujourd'hui, les vestiges de cette ère industrielle sont légions et on assiste à diverses manoeuvres, visant soit à les éliminer, les éradiquer de la surface de la Terre, comme si cet acte était le symbole d'une prise en compte de nos maux sociétaux... soit, quand on ne leur crache pas dessus, à s'empresser de glorifier ce patrimoine en le transformant en hauts lieux Culturels (création, promotion, conservation, etc.), comme s'il n'y avait pas de mesures intermédiaires. Éradiquer ou sauver à tous prix...
 
Bref, je me perds. 1973, OK. Seulement, je réalisais l'autre jour que la vision moderne de l'architecture industrielle a été révélée, ne l'oublions pas, par le couple Becher (Bernd & Hilla). [Bon, mais là, je suis pas dans la mouise... parce que je ne parle pas un mot d'allemand... enfin, si : kunsthistorischemuseum, entartete, nachtarbeit ist arbeit in der nacht... rien qui puisse me servir vraiment... SI TU PASSES PAR LA ET QUE TU AS ENVIE DE M'AIDER, N'HÉSITE SURTOUT PAS!!!!]
 
"Bon, cette précision faite... quel est donc le problème, ma grande?" Et bien voilà. Il se trouve que ces travaux ont été initiés à la fin des années 1950 (soit une quinzaine d'années avant la période qui m'intéresse, ce qui n'est pas rien face à une chronologie étendue sur 30 ans).
Alors? que faire?
Et puis, bon, banane, avoue que prouver la modernité de quelque chose sans aller voir ce qui s'est fait avant, c'est un peu suicidaire, non? A moins d'engraisser richement le jury.
Bon, alors? Tu fais quoi? Une première partie sur la chronologie précédente? histoire de faire style genre style : "hey! regardez, vous voyez bien que j'ai fait des recherches!!!".
 
Bof. Il faudrait que je parle de tout ça au dit Dir. de recherches Mr Biiiiiiiip. Mais voilà, j'ai grand peur de me décridibiliser.
Bon, en même temps, c'est lui qui a voulu que je la fasse cette thèse, hein! Ho! Non mais c'est vrai ça. D'ailleurs, je n'ai même pas commencé que je suis déjà flippée! L'angoisse!!!
3 ans. C'est long, mais en même temps c'est tellement court (à l'échelle d'un tel travail - qui de plus ne sera absolument pas reconnu par cette belle France.. dans laquelle nous voici prisonniers d'un système rendant caduque toute entreprise à visée non lucrative)! Et puis, on est bien loin des anciennes thèses d'Etat. Aujourd'hui, le système LDM nous informe (en gros) que : "vous avez 3 ans pour accomplir votre Doctorat". Si, au terme de ces trois années, ton travail n'est pas terminé, tu peux tout au mieux espérer une année de dérogation... (si tu réussis à amener des preuves sérieuses - médicales, travail etc. - autant dire, pauvre étudiant, que si tu n'as pas un cancer, une maladie grave... ou si tu ne te démerdes pas pour entreprendre une grossesse... bah, tu l'as dans l'os!).
Après ce délai, ton travail s'auto-détruit tout seul! (Magieeeeee! Je souis Garcimore!) sans passer par la case "travailler plus pour gagner plus". Non, parce que toi, tu auras travaillé plus pour rien gagner... que tu te seras échiné pendant 3 ans... et que tu auras simplement le droit de finir Chaudronnier grâce à ton amie l'ANPE! Et oais! Vive le Doctorat, vive la Recherche, vive la France!
...
 
Tout ça pour dire, donc, qu'aujourd'hui j'ai testé le "What City Do You Belong In?" Et que, sans surprise, j'appartiens à Londres! Ben oais! Faut dire que l'an dernier j'en suis vraiment tombée raide dingue! [C'était !]
Si mon anglais était un bit plus english et ma capacité à converser a little bit easier (Je moi pas parler bien francès? Pero, sono una ragazza mucho nice, no?)... Mais faut avouer que si je comprends assez bien l'italien et l'espagnol à l'écrit, et totalement l'anglais... bah, quand il est question de parler, là, c'est autre chose. Déjà que c'est à peine si les gens me comprennent dans ma langue maternelle... alors parler une autre langue, c'est du suicide linguistique!
 
You Belong in London

A little old fashioned, and a little modern.
A little traditional, and a little bit punk rock.
A unique soul like you needs a city that offers everything.
No wonder you and London will get along so well.
 C'est tout moi cette description! traditionnelle et moderne à la fois... Non, vraiment! J'insiste!
 
Et toi? c'est quoi ta ville de prédilection? 
 
 
2007/5/26

Love stories

 
PASSIONNÉMENT
 
 
 
Tout commence par une rencontre.
Au gré du hasard, vous le rencontrez, lui. Il est juste là, devant vous. C'est d'abord un coup de foudre, physique. En allant plus en avant vers lui, vous commencez à le découvrir et vous fondez! Littéralement. Vous le voulez, une envie irrésistible. Mais ce désir ne peut être assouvi immédiatement. Il y a tout un rituel à respecter.
Il existe des centaines de lieux de rencontre et c'est un véritable supplice que de résister. Pourtant, bien souvent il le faut!
La rencontre peut-être virtuelle, d'abord... mais ceci au risque d'être déçu par la confrontation physique. Autant, donc, préférer les espaces urbains prévus à cette effet, où l'approche est plus directe.
 
Une fois l'étape de la rencontre passée, qu'il est enfin à vous, vous n'avez qu'une envie. Le toucher. Il est si doux. Si fragile. Vous savez qu'entre vos mains, à tout instant, il est à votre merci. Un simple faux mouvement et vous lui brisez le corps ou le coeur.
Vous le parcourrez, goulûment. Sans en laisser une miette.
Un effeuillage en règle, lent, régulier, auquel personne ne pourra vous soustraire.
 
L'entreprise évolue. Rapidement, vous en apprenez de plus en plus. Plus vous en savez, plus vous voulez en savoir.
Vous avez soif de lui. Soif de comprendre. Mais pourquoi? Comment fait-il? Qui est-il? Que va-t-il se passer?
Jour après jour vous appréhendez votre relation mutuelle. De quoi demain sera-t-il fait? Dois-je continuer dans cette voie?
Parfois, l'ennui gagne. Dois-je le quitter? ou bien cela va-t-il s'arranger d'ici quelques jours?
On choisit alors, raisonnablement, de lui laisser le bénéfice du doute et de continuer, coûte que coûte...
 
Guidés par l'orgueil, vous vantez cette relation fusionnelle auprès de vos proches. Mais attention. Cette relation est la vôtre. Pas question de laisser quiconque s'immiscer entre vous et lui. Non, vous ne les laisserez pas envahir cette liaison. D'ailleurs, vous ne le leur présentez pas... par peur qu'on ne vous le vole... qu'on ne l'emprunte... Votre nouvel amant est faible. Il ne saurait résister.
Et pour ceux qui le connaîtraient déjà... pas question d'écouter les critiques. La découverte, l'entreprise doit être personnelle, intérieure. Personne ne pourra vous guider.
 
Parfois, vous pourrez vous laisser aller à inviter quelques amis vraiment proches à vous rejoindre. Le temps d'une fusion à plusieurs... Histoire de montrer combien cette nouvelle passion est captivante. Mais ce, uniquement lorsque vous le connaîtrez suffisamment pour savoir jusqu'où il est capable d'aller.
Parfois même vous pourrez risquer l'exhibition publique. Devant une audience avertie.
 
Un jour, fatalement, l'histoire se termine. Vous savourez les derniers instants jusqu'à la dernière goutte. Vous ne voulez y croire, mais c'est bel et bien terminé.
The end.
 
A cet instant seulement, le manque commence à se faire sentir. Sur les braises chaudes de cette relation consommée.
Une fois seulement après avoir repris vos esprits, vous pourrez, tranquillement, apaisés, reposer l'objet sur son nouveau lieu de vie.
L'ouvrage prendra place sur une étagère, au milieu des nombreux vestiges de vos amours passés.
Vous lui donnez une place de choix, irrésolus face à cette brutale séparation.
Mais il le faut.
 
Alors, le processus recommence... Et vous débutez une autre histoire, à cent-mille lieues de la dernière, pour qu'elle ne revienne vous hanter.
 
Le plus beau dans cette histoire d'amour c'est que vous pouvez y revenir quand bon vous semble.
Besoin de revenir sur un passage de votre histoire? Pas de problème. Tant que vous n'aurez pas compris, il restera là, ouvert, accueillant. Ses mots sont gravés, pour l'éternité. Ils n'attendent que vous.
 
Les histoires d'amour ne finissent pas toujours mal.
Rassurons-nous.
La littérature sera toujours là, où que l'on soit, prête à se donner sans réserve.
Un livre, une histoire.
Elles se rencontrent parfois, se croisent... mais jamais ne vous blessent.
 
Et quand parfois l'envie nous prend d'écrire le livre de nos vies... réelles ou imaginaires... c'est une autre histoire commence.
  

Image Hosted by ImageShack.us      Adieu Sanne...

 ... Bonjour Nick !Image Hosted by ImageShack.us

2007/5/23

Dans la limite des stocks disponibles

 
EN RÉSERVE
 
       
Wouhouuuuu! Y'en a plein d'autres, c'est la fête!!!!
Quelqu'un pour deviner celle que je préfère?
 
Je vous ai promis des nouvelles, donc j'y viens.
 
Hier soir je rencontrais, à leur domicile, les petits Thomas (2 ans 1/2) et Nicolas (5 ans 1/2), ainsi que leurs parents.
Tout s'est très bien passé, l'Alice timide, peut-être un peu égarée, mais franche et souriante (comme d'habitude quoi! je n'ai jamais osé promettre monts et merveilles, mais montre toujours joie et bonne humeur!), a su s'émerveiller devant les armoires de jeux des dits marmots. Je me suis non seulement imaginée jouer avec eux... mais en plus, je me voyais déjà découvrir le tout, retrouvant mes 5 ans! [J'aime beaucoup faire l'enfant! comme vous l'aurez remarqué]. Des montagnes de jeux en bois, de livres, de jeux de société pour enfants, de puzzles, de peinture, blow-pen, "épis de maïs", pâte-à-modeler, gomettes, etc... Le RÊVE!!!
 
Après 1h20 de discussions avec les parents et avoir beaucoup ri des frasques des deux bambins... on m'annonce donc que je leur ai beaucoup plu... mais que par soucis de "comparaison" on désire rencontrer une autre intervenante...
Moi : "Oui, c'est normal, je vous comprends très bien!! *grand sourire*" [et intérieurement : "Bon, c'est fichu, ils vont en préférer une avec Bafa et diplômes d'anglais... *-_-'*" (non mais comment apprendre l'anglais à un enfant qui a soi-disant des lacunes lexicales en FRANCAIS??? Ne veut-il pas mieux d'abord lui enrichir son vocabulaire dans sa langue natale?]
 
A l'instant, je reçois un coup de fil : "Bonjour, M. Biiiiiiip, Acadomia Jr., je vous appelle pour discuter de l'entretien passé hier..... savoir ce que vous en avez pensé".
Me voilà donc relatant l'épisode, bonne impression, blabla, etc.
Elle : "Et bien je peux vous dire que Mr & Mme Biiiiiiiiiiip ont été ravis de vous rencontrer, blablablablabla",... "téléphoné plusieurs fois", ... "Gardez-nous Alice s'il vous plaît", ... "blablablablablabla".
Voilà comment me voici en réserve... sans possibilité de rencontrer une autre famille tant que celle-ci n'aura pas pris sa décision et rencontré une autre jeune femme... qui j'en suis sûre sera elle aussi FORMIDABLE! Y'a pas de raison! Je n'ai pas le monopole du sourire ni de la Culture (puisque c'est cela qu'on me demandait!!).
J'ai l'impression d'être un vulgaire produit sur lequel on a posé une option, en l'attente de mieux. "On la garde sous le coude, au cas où!"
C'est assez... déroutant, avouons.
Ce qui me fait penser aux sempiternels bulletins scolaires. Devant des résultats plus que bon et quelques remarques pour bavardages, les éternels "peut mieux faire" attristant l'élève. L'anti-épanouissement moral... A la limite du découragement. A quoi bon faire de son mieux, si c'est pour en retour n'avoir qu'un compte rendu de la perfectibilité humaine. Oui, OK, je peux mieux faire, mais non, FLUTE!!! Non parce que je ne désire pas être parfaite, j'aimerais juste un : "c'est bien." Sans mention supplémentaire.
 
Combien d'Alice attendent l'adoption, pleurnichant dans un coin?
 
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Brrrr, elle me fait peur à moi cette poupée... pas vous?
 
 To be continued...
2007/5/21

T'y crois toi?

 
DU TAF! FILEZ-MOI DU TAF!!
 
 
 
Faut-il préciser qu'il ne sera ici aucunement question de croyance(s)!
Mais je vous pose tout de même la question : "vous y croyez vous?"
Non, parce que quand même, ce matin, après avoir répondu à un questionnaire (30mn), puis après deux entretiens (pour la même enseigne, mais pas au même endroit), bah, je crois bien que je suis acceptée chez Acadomia pour devenir dès la rentrée garde d'enfants.
Ca n'est peut-être pas important pour vous, mais ça me fait très plaisir! Je ne sais pas encore quelle mission on me confiera... On m'a parlé d'une garde d'enfants à Vincennes, où il faudra parler anglais avec un des enfants... Mais rien n'est encore sûr : il faut encore plaire aux parents.
Incroyable non?
C'est un défi de plus! Après avoir cru que je ne saurais être guide-animatrice, tutrice ou même seulement étudiante, je vais devoir me prouver que je suis une super garde d'enfants!!!
Un défi ridicule? Non!! A chacun les siens!
 
 
Mes p'tits monstres préférés! [Les Télétubies!!! ] Image Hosted by ImageShack.us   
 
Image Hosted by ImageShack.us Moi aussi j'en veux! Allez!! Y'en a qui boudent ici??
                                             
                                            
Et puis, pour la première fois depuis septembre, j'ai pu briller dans un entretien grace à mon merveilleux Master et sa grande réussite!!
On m'a également parlé d'éveil culturel, de sorties musée-balade... Je prends!!! J'ai hâte! J'espère que ce ne sera pas une catastrophe!
Dernière chose : je vais passer l'AFPS!! Bon, et ça, c'est bien cool! Je n'y serais pas forcément allée de moi-même, mais je pense que c'est tout de même quelque chose d'important!!
 
Je m'arrête là pour cette session 3615 mylife* sans intérêt...
Je reviendrai plus tard raconter aux intéressés la suite des événements!!
 
Bisous!
 
*HAHAHAHA! Je viens de faire une recherche google... incroyable de nombre de blogs qui portent ce titre!!!
 
 
HO!!! TOI LA!!!! T'AS PAS DU TAF!!!!!???? 
 
 
2007/5/20

C'était hier...

 
MA NUIT AU MUSÉE
 
Avant-propos.
Vous aurez sûrement remarqué que ces lieux sont actuellement en travaux. Je ne trouve pas de tapisserie à mon goût... Je voudrais quelque chose de personnel, reflettant mon univers. Seulement, voilà... rien ne va comme je le voudrais. "Mais Alice, ouvre un blog ailleurs!!" entends-je déjà résonner à mes oreilles. Et bien non! L'Alice est du genre têtu. Quand elle est bien quelque part, elle y reste. Et puis, l'Alice est fainéante aussi. D'ailleurs, en ce moment même elle devrait réviser ses "règles d'hygiène et de sécurité" pour son entretien de demain... [bien que je sache parfaitement que ça ne servira à rien]. Je devrais également chercher des sources exploitables pour ma thèse. Et vous savez quoi? J'ai tellement peur de ne rien trouver que du coup, je laisser trainer. Je n'arrive pas à m'y mettre, je ne sais pas par où commencer. Et plus ça va, plus je prends du retard...
Blablablablablabla. Tout ça pour dire que ces lieux ont changé de look, que ce n'est pas forcément définitif, mais finalement, ce n'est pas pour me déplaire. Ces images sont une sorte de résumé de mon environnement visuel, j'avais déjà eu l'occasion de vous les présenter.
Big Brother's watching you... [To be continued.]
 
    
 
 
Retour vers le futur.
Je me permets d'employer cette expression car elle résume (d'après moi... libre à chacun d'en penser ce qui lui plaît après-tout) parfaitement l'ambiance et le contenu du Musée National Gustave Moreau, que j'ai arpenté hier soir à l'occasion de son ouverture nucturne pour la Nuit des Musées (vous ne suivez pas? j'en ai pourtant bien parlé dans ma note du 18/05/07!).
 
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G. Moreau, Autoportrait, 1850.
 
 
Un retour? oui! Car le musée prend la forme d'une sorte de cabinet de curiosités. Les curiosités ne sont pas à proporement dit des objets glanés ça et là... non. Ce sont bel et bien les oeuvres du grand peintre symboliste Gustave Moreau qui sont exposées là.
Pourquoi alors cette référence? Dans un premier temps, simplement par l'accrochage : les oeuvres couvrent les murs de cet ancien hôtel particulier, collées les unes aux autres (parfois même totalement cachées derrière un obstacle), enchevêtrées les unes sur les autres... Les dessins, eux, sont cachés dans des sortes de vitrines-gigogne dans lesquelles ils faut fouiller, se perdre, mais où l'on découvre de véritables merveilles.
D'autre part, la curiosité naît, ici, de la diversité inhérente à l'oeuvre du peintre.
Pour l'histoire, j'ajouterais que cette muséographie qui peut paraître atypique est finalement un hommage absolu au peintre. En effet, le 14 rue de la Rochefoucauld (à quelques pas de Pigalle) n'est autre que l'hôtel particulier du peintre, dans lequel il a finit sa vie.
Ce musée a été pensé par le peintre. L'hôtel fut commandé par Moreau dans le but de rassembler et d'exposer ses toiles. C'est ainsi que ce lieu naissait en 1896, totalement financé par l'artiste, dans le lieu même où il a vécu et travaillé toute sa vie. [Visiblement, les appartements privés sont ouverts au public... mais je n'ai pas eu le plaisir de les visiter. Se renseigner...]
  
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Les ateliers, conçus par Albert Lafon... aujourd'hui transformés en cimaises d'exposition. 
 
 
Décalage.
Difficile de décrire avec des mots ces quelques idées. Je suis loin d'être une spécialiste de la période, je ne m'y connais pas plus en symbolisme qu'en peinture du XIXème siècle et Gustave Moreau n'a jamais été l'objet dans ma carrière d'une enquête digne de ce nom. Cependant, nul besoin d'être spécialiste pour s'apercevoir que l'oeuvre de Gustave Moreau est en constante mutation, que ses oeuvres sont empruntes d'une originalité flagrante.
On survole et comprend l'évolution de son travail par la découverte de cette multitude de toiles. D'abord peintre académique, Gustave Moreau s'est rapidement tourné vers le symbolisme, le fauvisme ou encore même l'abstraction.
Les thèmes employés sont, eux, ancrés dans un académisme profond puisqu'il s'agit dans cette oeuvre de partager avec le public les grands événements de l'Antiquité Classique. Salomé, Hérode, Apollon, etc. Les personnages et les événements décrits n'ont rien de modernes, au sens strict. L'évolution se fait bel et bien dans la facture même, dans la technique.
D'une peinture immédiatement lisible, aux contours et aux épisodes clairement affirmés, on passe petit à petit à des corps androgynes, des paysages survolés par le pinceau, des couleurs appliquées par aplats, etc. Le pinceau frôle la toile, les pigments ne recouvrent pas la totalité de la surface et de fines lignes sont tracées au dernier moment pour surligner les contour, affirmer les détails.
Cette description n'est sûrement pas des plus compréhensible, il m'est toujours difficile de coucher des mots sur des impressions picturales. Ceci dit, je suis sûre que ceux qui connaissent voient ce à quoi je fait référence... et que les autres ne manqueraient pas de comprendre ces baragouinages une fois confrontés à ces oeuvres.
 
Les Licornes, huile sur toile, 1885.                                                                     
 
L'Apparition, huile sur toile, 1874-76.                                                                      
 
Je suis ravie de ce choix pour ma première Nuit des musées. Par crainte de la foule j'ai volontairement laissé de côté les musées les plus célèbres au profit d'une oeuvre qui m'était presqu'inconnue. Je n'ai aucun regret et je vous avouerai même :
 
J'aime ces toiles, ces corps androgynes, blancs, souvent dépourvus de visage. J'aime ces contrastes entre une minutie accrue de certains parties du tableau... opposées à la non finition d'autres détails.
J'aime ce contraste entre des toiles saturées de couleur et d'autres plus ternes, livides.
J'aime lorsque le feu se bat avec la glace. Quand les extrêmes s'affrontent, se mêlent et se confondent, dans un même effort, créant l'harmonie.
J'aime ces visages ébahis, la finesse de la réalisation, l'influence orientale...
Tout, j'aime tout sans rien laisser.
 
Sur ces mots, je vous quitte, temporairement.
Un bon dimanche à vous.
 
2007/5/18

Je flâne!

 
DES ARTS DÉCO A VINCENNES... QUAND LE WEEK-END S'INVITE EN MILIEU DE SEMAINE!
 
 
 
Quand l'inspiration n'est plus là, que le travail n'arrive pas à décoller, que les recherches restent en plan, un seul remède subsiste : flâner.
Ces derniers jours, j'ai eu la joie de recevoir dans mon petit chez moi une amie, qui bientôt sera à son tour parisienne! Quoi de mieux, dans ces conditions, que d'aller jouer les touristes dans le tout Paris, photos à l'appui, et de se laisser aller à de jolies balades!
La pluie était au rendez-vous! [La Bretagne, ça vous gagne!] sans oublier les rires, l'alcool et la réussite!
 
C'est au Musée des Arts Décoratifs que tout a commencé. Un musée qui ne m'avait pas vraiment attirée jusqu'à présent et que j'ai découvert avec plaisir. Le lieu, dans un premier temps, est un vrai délice pour les yeux! Les collections sont vraiment très complètes, et bien que je n'ai pas particulièrement d'affection pour le mobilier en règle général, c'est toujours l'occasion de découvrir de nouvelles choses (meubles aux usages improbables, décors merveilleux expatriés, attractions enfantines...).
Alors que nous finissions la visite, ébahies par la magnificence du mobilier Art nouveau (d'une rare élégance)... Une grande frustration est née crescendo : les dernières salles proposent d'arpenter quelques cimaises emplies d'innombrables sièges design. Quel supplice que de ne pouvoir essayer ces sièges, alors que nous les suspections fortement d'un profond inconfort! Et bien, je peux aujourd'hui le dire : on y avait pensé pour nous! Nous avons donc découvert à notre plus grande joie une (trop) petite pièce où quelques éléments de ce mobilier peuvent être consommés sur place!
Votre hôtesse a ainsi pu retrouver ses 10 ans grâce à l'installation suivante :
 
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LE fauteuil-balançoire par excellence, sphère plastifiée, caisse de résonnance, où la raison hésite entre "je veux cette chose absolument" et "Oh mais comment vais-je sortir de là-dedans?"

 
Mercredi, nous décidions d'aller du côté de Vincennes, espérant éviter la foule du lendemain (avec la réouverture du donjon du château). Malheureusement, le château de Vincennes était justement fermé au public, et nous n'avons donc pu que le toiser de l'extérieur, surprises par l'étendue du site [Voir photographies ci-contre]. Un lieu hétéroclite, atypique, comme on n'en voit pas souvent! Les bâtiments sont totalement dissociés les uns des autres, dans un état décrépi (hors donjon), mais que je retournerai voir avec beaucoup de plaisir une prochaine fois, en espérant un temps plus clair.

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Cette triste nouvelle en tête, nous prîmes la décision de ne pas nous laisser abattre! Voici donc comment nous sommes finalement allées nous balader dans le parc floral de Vincennes... Autant dire que notre soif de Culture n'y fut pas étanchée... malgré quelques efforts des fleurs...

Mais alors que faire? Et si nous allions au Père Lachaise?
En choeur, nous voici donc de retour dans le métro : Château de Vincennes > Nation / Nation>Père Lachaise.
Après une pause au Saint-Amour, pour étancher notre soif, nous voici donc dans ce lieu mythique du Paris touristique! L'endroit est agréable, très beau, et comme votre hôtesse a l'âme très touristique elle décide d'acheter le plan du parc (2€ + une petite discussion avec le gentil vendeur, qui nous tape une petite causette sur Desproges et sur notre nouveau Président-nain - je ne fais que transmettre ses propos voyons! ^^).
Ainsi parées, nous voici arpentant les allées, à la recherche de Jim Morrison, Visconti, Oscar Wilde, Molière, Colette & co., cherchant en vain la plupart de ces funestes demeures.
Si les tombes de nos rock-stars/écrivains/acteurs/danseuses, etc. préférés sont constituées de banales pierres tombales, décorées d'une façon très... particulière, et/ou affublées d'un dispositif de sécurité tristounet, la majorité des anciens caveaux du cimetière sont de vrais "petits" bijoux faisant probablement la joie des vampires parisiens, dignes des plus grands films d'horreur!
  
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Les toiles d'araignées sont comprises dans le prix d'entrée, bien sûr!
 
Cette délicieuse journée s'est finalement achevée au restaurant Kezako, où l'on peut déguster à prix raisonnable de délicieuses spécialités espagnoles! [Le Kezako, 12 rue Véron, 75018 PARIS - tel. 01 42 58 22 20] > Je fais un peu de pub car c'est vraiment très bien : du service aux tapas!

 
La découverte de Paris continue...
Hier je découvrais avec plaisir le Parc de Belleville, très agréable et surprenant. Après avoir gravi ses quelques marches (assez nombreuses), nous voici sur une terrasse dominant le tout Paris... à découvrir absolument!
 
Et puisque je ne peux pas vous laisser sans vous communiquer cette nouvelle de la plus haute importance, sachez que demain a lieu La Nuit des musées. Cet événement européen se propose de faire découvrir au public des lieux habituellement diurnes sous un autre "jour". De nombreux musées seront donc ouverts jusque tard dans la soirée, proposant activités et programmes divers...
Quelques 1510 événements seront proposés demain en France...

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 A vous de choisir ce qui saura combler votre faim de Culture, ou tout simplement votre curiosité.
Courrez-y, c'est gratuit!
[Amis de la foule... choisissez des lieux judicieux...]
 
Très bientôt vous saurez très certainement où mon choix s'est arrêté!
Bon week-end!
 
2007/5/13

Pèlerinage dominical

 
ALLEGRO CON BRIO 
 
 
 
Curieuse journée que celle qui s'achève, bercée par les Quatre Saisons de Vivaldi...
Alors que ses dernières heures s'écoulent tranquillement, dans un bain de soleil diffus et une chaleur des plus douces, c'est pourtant d'une bien humide façon qu'elle nous a cueilli(e)s au réveil ce matin, dès l'aube (à 8h quoi! c'est l'aube un dimanche matin!).
Sous la pluie, j'allais acheter baguettes et briochettes, le coeur léger, galopant aux coins-coins des cols-verts.
 
11h, Nous voici face aux grilles de l'Abbaye Royale de Châalis, lieu étrange et merveilleux, presque féérique, où ruines médiévales, chefs-d'oeuvres Renaissance et mobiliers goûts-Empire s'entremêlent à chaque recoin, pour éblouir le visiteur.
Après une visite de l'abbaye, anciennement cistercienne, tour à tour métamorphosée, aux grés de l'Histoire (nos gentils moines cisterciens avaient quelque peu perdu la raison, semble-t-il, et avaient totalement ruiné le domaine, rongés par l'appât du gain), en pavillon de chasse luxueux, vivant aujourd'hui des jours heureux, reconvertie en Musée Jacquemart-André, mausolée du (bon) goût de ses anciens propriétaires (on y trouve notamment de nombreux italiens du XVème siècle : dont deux panneaux d'un très beau retable de Giotto, et de nombreux objets et mobiliers anciens, venus du monde entier)... Après ceci, donc, nous avons flâné avec délice dans la roseraie, chantre de douceureux parfums plus délicieux les uns que les autres, cachée par un mur-paravent réalisé par Serlio...
Les ruines de l'ancienne église abbatiale offrent un spectacle des plus romanesques, plaisir des yeux et du temps.
 
La pièce la plus enchanteresse de ce décor idyllique est très certainement la chapelle du XIIIème siècle, qui renferme un trésor des plus précieux : une peinture a fresco réalisée par Primatice en personne...
Je ne vous conterai pas l'histoire de ce lieu si précieux, mais c'est toujours un plaisir d'admirer de tels chefs-d'oeuvre in situ...
L'architecture-même de la chapelle est à elle seule un véritable bijou : ses traits sont surlignés par de charmantes sculptures, hauts-reliefs gargouillants d'une très grande richesse.
 
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Ces étranges monstres veillent, conscients d'abriter le plus grand des trésors...
 
Je ne dirai rien de plus sur ce somptueux décor, que je vous laisse découvrir ou redécouvrir dans la galerie ci-contre.
 
Sur la route du retour, nous avons eu une étrange surprise. Alors que la journée avait été - passées les quelques gouttes de pluie matinales - des plus ensoleillées, voici que nous découvrons de gros nuages noirs à l'horizon, de très mauvais augure.
A peine cette découverte faite, voici que la terre, le ciel, le vent, l'eau se déchaînent, abattant sur nos pauvres vies un déluge des plus effarants! Passée la frayeur de l'accident de voiture, nous découvrons, au cours de notre périple, les vestiges de bien tristes paysages.
Mes amis les arbres ont tant souffert de tant d'ingratitude!
Vents violents (dont les pointes s'élèvent à près de 110 km/h), pluies aveuglantes, l'Ile-de-France a été sacagée par cette nouvelle démonstration de force de la nature.
Le jour s'achève donc sur ces notes et impressions aussi fortes et étonnantes les unes que les autres... et c'est bien lasse que je vous quitte, rêveuse, bercée par mon pressant désir de dormir.
 
Belle fin de journée à vous, qu'elle soit des plus joyeuses!
A bientôt!
 
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[Laissez vos regards s'égarer sur le site Internet de l'abbaye...]
2007/5/6

Devinette... [solution]

 
QU'Y A-T-IL DE PLUS VIDE QUE MON CASIER JUDICIAIRE?
 
... Le coeur (la tête?) de 53% des français.
 
Je n'ai rien à ajouter... J'attends voir ce qui se passera ces prochains jours... non sans appréhension.
 

En attendant...
... je vous propose de découvrir mes nouvelles photos, dans la gallerie ci-contre.
Le château d'Ecouen (grand chef d'oeuvre de l'architecture française du XVIème siècle, devenu aujourd'hui Musée de la Renaissance) est vraiment très beau... le site des plus agréables... la journée avait si bien commencé...
Au programme : des fresques de l'Ecole de Fontainebleau... un savoir-faire architectural non des moindres, et de nombreuses autres choses que je vous laisse découvrir en photos, ainsi que sur le site Internet du château.
 
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Mon ami l'arbre trône... je vous laisse le découvrir in-situ... laissez votre regard s'égarer.
(clique et découvre les photographies-vestiges d'une visite très agréable)
 
Je vous laisse, le coeur quelque peu amer.
Je vous souhaite, selon le cas... une très bonne fin de week-end prolongé... ou une bonne (et brève) reprise demain matin!
 
Adios! 
 
 
2007/5/5

Devinette

 
WHAT HAVE YOU IN YOUR BASKET?

” Qu’as-tu donc dans ton panier ?
Du fromage, du fromage !
Qu’as-tu donc dans ton panier ?
Du fromage de chez Morel ! “

” What have you in your basket ?
Cheese, cheese !
What have you in your basket ?
Some cheese from chez Morel ! “

[Non, je n'ai pas peur du ridicule! Car le ridicule ne tue point!]


Devinette du jour :

Qu'y a-t-il de plus vide que mon casier judiciaire ?

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La preuve en image!
 
Bon week-end à vous!