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11/7/2007 La séance du mercrediRETRANSMISSION, EXTENSION
I'm back in town.
Hier, je rentrais à Paris après une quinzaine de jours de désertion. Ma voix retrouvée sur le tard, je n'ai pas profité de ces vacances comme je l'aurais voulu, avec en prime quelques déceptions. Soyons lucide. Que serait ma vie si elle n'était ainsi faite ?
Bref. Je prenais donc le train de 16h21 en gare de Saint-Nazaire, prévoyant, comme indiqué sur mon joli billet, d'arriver à 19h20 à Montparnasse. C'était sans compter sur mon éternelle bonne étoile, qui m'a concocté un voyage assez surprenant. A peine lancés sur les rails, juste avant de repartir de Nantes où le train avait fait halte, l'annonce est sans appel : pour cause "d'accident de personne" (un terme tellement... délicat), notre train ne nous acheminera pas vers Angers et Le Mans comme prévu, mais il sera détourné - pour reprendre le terme employé alors - par Rennes... (les voyageurs pour Angers étant bien sûr priés de sortir gentiment du train). Ayant pratiqué les trajets Saint-Nazaire/Nantes, Nantes/Rennes, Nantes/Paris et Rennes/Paris à maintes reprises, je ne mets pas longtemps à réaliser la jolie surprise qui nous attend : 1h40 minimum de retard annoncé à l'arrivée à Paris Montparnasse. (Autant dire 2h).
Nous voilà donc détournés. Les voyageurs deviennent fous et se mettent à assaillir le wagon bar qui rapidement se voit en rupture de stocks. Un moment très atypique.
L'effet de ce détournement sur ma voisine de train et moi même est immédiat : un fou rire en règle et un voyage finalement très plaisant. Durant près de 3h nous avons bavardé, de tout, de rien, et surtout de ce cher patrimoine des rives ligériennes si cher à mon coeur. ... And the music's going on.
Prolongations.
Ce retour à Paris était très attendu.
Certains d'entre vous savent que j'ai la grande chance de bénéficier depuis quelques mois de tickets de cinéma gratuits. (J'en profite pour adresser à ma généreuse bienfaitrice un grand merci.) Une chance dont je profite avec beaucoup de retenue (je savoure) et que j'essaie de partager au maximum, lorsqu'on daigne m'accompagner (et lorsque j'accepte de l'être). Bref. J'attendais donc avec impatience mon retour sur Paris pour pouvoir bénéficier de ces billets tant chéris, avec, au programme une demie-douzaine de films à voir impérativement.
Je commençais donc ce marathon (qui ne reprendra qu'en fin de semaine) par Chrysalis.
Et comme vous n'êtes pas sans savoir que je suis une grande flemmarde, je vous propose de lire le compte-rendu que j'en ai donné à chaud... (nullement réfléchi, donc).
CHRYSALIS
Un film que j'attendais au tournant depuis quelques temps. Malgré quelques appréhensions d'avant séance je n'ai pas été déçue. Pas déçue, mais pas charmée non plus. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je n'avais pas voulu voir trop d'images avant séance et n'avais pas non plus voulu trop en entendre parler... Un film de "SF" français avec Dupontel... ça avait le mérite de retenir mon attention au prime abord. Un film assez intéressant, sans pourtant rivaliser avec les chefs-d'oeuvres du "genre". Un Dupontel en forme. Homme aux multiples facettes, se révélant athlétique, mystérieux (ce qui n'est pas nouveau), bourré de charme. Un film sombre, mais assez prévisible, avec cependant quelques originalités de scénario (mais ne demandant cepandant pas énormément de participation au spectateur). Un film "d'action" qui plaira à beaucoup, assez musclé, avec notamment de nombreux combats rapprochés. [A noter que le terme "d'intéressant" pour qualifier une oeuvre d'art quelle qu'elle soit n'est jamais réellement florissant. Ce qui me fait penser à l'éternel "peut mieux faire" des bulletins de notes...] Un film intéressant, donc. Très clipé. Etrangement, c'est justement ce point qui m'a séduite dans Chrysalis, effet que pourtant j'apprécie assez peu de manière générale. [Comme quoi, rien n'est jamais définitif !] Une BO assez banale, mais qui a tout de même le mérite d'être efficace [électro-techno, je ne saurais vraiment en définir le genre] : elle appuie là où il faut... et j'ose imaginer que le film aurait beaucoup moins d'impact sans elle. Un aspect futuriste, enfin, développé timidement... Paris ne diffère pas vraiment de sa nature actuelle... avec quelques ajouts par-ci par-là qui en font une cité plausible. Excès de technologies numériques assez peu vraisemblables, développés, là aussi, semble-t-il, sans réelle conviction. Quant aux acteurs, je les ai trouvés égaux à eux mêmes. (Ce qui ne veut rien dire, soit.) Dupontel reste très sobre, juste, à tomber par terre (ce n'est bien sûr pas objectif pour deux sous). Rien de particulier à ajouter. Ce week-end, je prévois d'aller voir d'autres films.
A très bientôt, donc.
Bonne soirée à vous.
J'oubliais presque... Je ne peux pas décemment vour priver de cette joie : imaginez-vous qu'en rentrant, j'ai bien sûr oublié de changer mes pendules d'heure...
Je vous laisse donc imaginer la suite... Sinon, je suis officiellement Doctorante. J'ai la carte "et tout". Je n'ai plus qu'à m'en convaincre et à me mettre au travail. C'est pas gagné !
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