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31/03/2008 Capri, c'est finiJE DÉMÉNAGE
Ce blog se meurt... pour revivre sous un autre aspect à l'adresse suivante : http://sebika.wordpress.com.
Il était temps !
Il est possible qu'il y ait quelques ratés pour commencer, mais je crois que c'est bien mieux !
Pour celles-et-ceux qui souhaiteraient en savoir plus, n'hésitez pas à me contacter !
A tout de suite sur cette nouvelle adresse !
Suivez mon regard... 29/03/2008 A méditerEN VRAC
Parce que j'ai des idées par milliers mais une flemme innommable de les formuler, je vous propose dans cette petite note un petit résumé de tout ce à quoi j'ai pensé intensément (ou moins) ces dernières semaines.
Philippe Ramette - Exploration rationnelle des fonds sous-marins : promenade irrationnelle, 2006.
Ou comment selon moi le monde tourne à l'envers.
1. Les hommes et les femmes ont cessé d'exister. Extinction sur notre belle Terre (en décrépitude... merci qui ?) de ces deux genres. La distinction se fait désormais avec d'un côté les filles (l'idée de femme est réservée diraît-on à une image stéréotypée qui n'existe quasiment plus... nous noterons toutefois que si l'espèce est en voie d'exctinction, il y a toutefois certaines survivances). De l'autre côté nous avons ainsi les "mecs" (quel vilain mot). Oui. Qui parle encore d'homme (en utilisant ce mot partculier) ? Maintenant, on dit : "mon mec", "les mecs", voire parfois l'utilisation du mot "garçon"... Mais quand je rencontre un homme, et que j'utilise ce mot pour en parler, c'est tout juste si je n'ai pas l'impression d'utiliser un mot de travers. Attention ! L'idée d'homme renvoit à une image virile, active, mâle, qu'il ne faut pas trop employer au risque d'effrayer la bête. L'homme est une légende. La femme un fantasme.
Bref, je m'entends, à l'heure où la tendance est au chaton, les hommes et les femmes ont laissé place à une société d'adolescents. Et parce qu'on ne veut surtout plus vieillir, le concept a donc évolué vers une infantilisation générale. Quel dommage.
(Il faut dire aussi maintenant quand on entend les gamines de 12 ans parler de leur vie sexuelle... on peut de suite dire aux hommes et aux femmes d'aller se rhabiller. Ils ne sont plus dans le coup ces vieux croûtons. Ou dans les films.)
2. Comment la désinformation devient une bonne technique marketing. Vous rappelez-vous de cette publicité ventant l'arrivée prochaine du tunnel sous l'Atlantique ? Vous souvenez-vous de ces publicités télévisuelles où l'on voulait nous vendre du gel instantané destiné à remplacer asperges et huîtres ? Il y aurait moult exemples à citer... le dernier en date dans mon panier étant la grande affaire de la Tour Eiffel (cliquez). En me baladant sur quelques blogs amis l'autre jour je tombe sur une information qui me laisse sans voix. Quoi, j'aurais raté ça, MOI ? Un cabinet d'architectes américain a en effet monté pour faire mousser sa côte de popularité un canular très efficace ayant laissé croire à de nombreuses personnes - dont moi quelques instants - que pour les 120 ans de la vieille dame un concours d'architecture s'était déroulé (dans le plus grand secret) pour moderniser cette dernière... De quoi avoir la tête qui tourne.
Voici donc ce que cela donnait :
3. Il n'y a rien au cinéma. C'est vraiment effrayant.
4. Les hommes que j'ai aimés - aime encore, crois aimer - se plaisent à me parler de leurs relations ratées avec leurs copines... Et de me dire combien je suis formidable. Et de me dire des tas de choses ambigües [note à moi même : arrêter de me faire des films]. L'occasion de discuter des heures durant... pour qu'au final j'apprenne en retour de ma naïveté qu'ils se marient-bébé-achètent une maison (plus ou moins dans l'ordre suivant les cas). [Note à moi même : cesser tous rapports avec mes ex.]
5. J'adore Frog Eyes et voudrais que le monde entier fasse de même. Et puis j'oublie.
6. Et tant d'autres choses...
Happy week-end.
19/03/2008 No CommentJ'ME SENS PAS BELLE
Non pas que je me sente particulièrement moche, mais plutôt tellement ordinaire.
Cette chanson a toujours trouvé un écho en moi...
Ce soir j'y pense et je me dis que c'est tellement vrai...
Que c'est parfois compliqué de se trouver beau sans les yeux de l'autre.
Pourtant il y a les jours avec. Où franchement tu rayonnes. Un peu trop d'ailleurs, parfois.
Et puis il y a les autres jours (avec toujours en arrière plan un gros dégueulasse qui rôde, et je ne veux pas de ça.... pas être au goût du gros dégueulasse. Et puis quoi encore ?).
Non, en fait, ce soir je voulais faire une annonce publique pour arrêter définitivement les ragots.
Alors oui. Comme une envie de faire pipi, lundi dernier ça m'a pris.
Je me suis dit "STOP" (et pas in the name of love... ou alors pour l'amour de moi).
Finie la thèse. Basta le Doctorat.
Le stress me rend malade. Le stress et l'incertitude de l'avenir. L'impression d'être refermée sur moi-même et d'être improductive.
Alors toi, toi qui trouve ça dommage, qui veut me persuader que je fais une erreur, je t'arrête de suite.
J'en ai MARRE. Marre du milieu universitaire. Marre d'être constamment malade (oui le stress ça me ronge de l'intérieur). Marre de pleurer comme une bêtasse.
Peut-être vous raconterai-je un de ces jours quels sont mes projets. En attendant d'y voir plus clair, je préfère garder pour moi cette décision.
Le déclencheur.
Peut-être que le fait de me faire ôter ce kyste à la dent y aura joué un rôlé ?
Toujours est-il que depuis ce fameux mardi où je me le suis fait enlever... outre une migraine carabinée le soir-même et une crise à faire pâlir la grande émétophobe que je suis.... je suis totalement époustouflée de voir que depuis un peu plus de quinze jours je n'ai pas eu une seule fois mal au crâne. Pas même un fond. Et ça faisait des années que ça n'était pas arrivé.
Je ne sais pas si toutes ces choses sont liées, mais depuis l'opération, j'ai également (re)trouvé (je ne le savais pas perdu) un odorat hyper-développé. Ca me déroute encore un peu d'ailleurs.
D'après le stomato, le truc était sûrement tapi dans l'ombre depuis TRES longtemps. Des années peut-être qui sait ? Toujours est-il que passée la phase Elephant-Woman, je suis plutôt enthousiaste par les bénéfices de cette opération.
Peut-être n'est-ce qu'une illusion (à peine une sensation ?).
En tous cas, j'aime.
Qu'est-ce que t'es belle.
13/03/2008 L'architecture à l'honneurJEAN-CHRISTOPHE BALLOT
Parce qu'il ne faut jamais changer ses bonnes habitudes, je me rendais hier à la MEP, histoire de me détendre un peu, de penser à tout sauf ce à quoi j'avais en tête, de me balader...
Edouard Boubat - Florence sous la neige
Au programme : "Peter Knapp ou la passion des images" ; "Shoji Ueda - Une igne subtile" ; "Edouard Boubat - révélations" ; "Réalités, un mensuel llustré des Trente Glorieuses" ; "Jean-Christophe Ballot - Urban Landscapes de Berlin à Shanghai".
Si je connaissais de nom ou de visu quelque Peter Knapp ou Edouard Boubat (qui contrairement à ce que tu crois n'est pas un petit ourson), si j'avais sans le savoir été mise en relation avec quelques clichés de Shoji Ueda, je n'étais en revanche pas du tout familière de l'euvre de J.-C. Ballot. Et c'eût été ballot (il fallait que je la fasse, honte sur moi !!) d'en rester là.
Je n'ai bien sûr que des louanges à chanter sur un Knapp, un Ueda, un Boubat.... mais l'oeuvre qui m'a vraiment séduite hier, c'est celle de Jean-Christophe Ballot (n'hésitez pas à aller jeter un coup d'eil sur son site).
L'architecture objet de fantasmes.
Dans ces clichés exposés jusqu'au 30 mars 2008 à la MEP, je me retrouve. Jean-Christophe Ballot voit l'architecture comme je la vois, comme je l'ai toujours vue.
Elle se dévoile tendrement, au gré d'une impasse, d'un détour, d'un néon, d'une friche industrielle... se faisant tantôt douce et vibrante, image fugitive d'un souvenir singulier... revêtant tantôt la vitalité même de la ville, jusqu'à exploser, devenant tableau, du figuratif à l'abstrait, du muet au parlant, toujours plus belle, en noir et blanc comme en couleur.
Une architecture vivante à elle seule n'ayant plus besoin de l'homme pour exister. Objet dépassant le statut d'art pour devenir paysage et magnifier le banal.
Et lorsque l'individu entre dans le cadre, ce n'est plus comme acteur du monde, mais comme simple témoin du temps qui passe, de l'instant fugitif, projeté dans un passé toujours plus éclaté.
Je découvrais donc dans ces oeuvres exposées un nouveau maître à penser, une vision du monde telle que je l'entends, sans dissonances.
New-York, 2004
Les mots affluent vers mon cerveau à une cadence bien trop rapide pour que je puisse les glisser sur cette page...
Je me suis levée bien trop tôt ce matin, et n'ai pas vu le temps passer...
Je me prépare à découvrir de tous nouveaux horizons et j'ai peur, peur qu'on me fauche l'herbe sous le pied avant même d'avoir pu tenter ce que je désire entreprendre...
Demain me donnera de nouvelles directives.
En attendant, merci d'être passé(e)(s) lire ces quelques notes... et à très bientôt !
Chicago
...
07/03/2008 Irrésistibles...DES LAPINS ET DES HOMMES
Ohhh, les jolis petits lapins qui gambadent sur les prés de la table de cuisine familiale...
Je ne résiste pas plus longtemps...
Hier j'ai fait quelques folies, j'ai profité de faire des courses avec maman pour me faire offrir des sucreries.
Pâques arrive à grands pas et je n'ai pas su (pu) résister (je suis très faible) aux lapinous Lindt, exquis, ceci dit en passant.... ainsi qu'à ces bonbons meringués si chers à mon enfance dont j'avais perdu la trace depuis bien des années.
C'est si bon de vous retrouver, douces saveurs de mon enfance.
Des années que je les imaginais, que j'en rêvais, sans vraiment me souvenir avec exactitude.
A peine le paquet ouvert, tout est revenu en masse.
Ce parfum sucré exquis, évocateur de tant de belles images.
Ces petites formes amusantes.
Ces couleurs.
Et ce goût, enfin, qui se rappelle à moi, fidèle à son souvenir, toujours aussi bon.
Du sucre. Rien que du sucre et quelques édulcorants.
Rien de plus pour gagner mon sourire éternel.
Jusqu'à la fin du paquet.
Jusqu'à l'écoeurement.
L'inutilité de ces quelques instants de partage est forte... qu'importe ?
Et comme le ridicule ne tue pas, je reste dans le ton :
06/03/2008 Pourquoi tant de haine ?LES LOIS DE LA PHYSIQUE
Aussi étonnant que cela puisse paraître, je vais t'avouer quelque chose ce soir.
Durant toute ma prime adolescence, et même un peu plus tard dans le post-adolescentisme (qui étrangement semble ne jamais s'achever), j'ai toujours eu un faible pour les mathématiques.
Toi qui me connais si bien, tu te dis : "oh, mais comment est-ce possible ? Est-ce seulement imaginable ?" et moi je te réponds tout simplement : "Oui, mais voyons, pourquoi te mentirais-je ?"
Alors donc que j'étais à l'école primaire, puis un peu plus tard au collège, je me battais avec mon camarade Nicolas dans le grand challenge du "premier de la classe".
Jusque vers la cinquième le procédé a plutôt bien réussi... sauf que l'Alice que j'étais (je suis) était (oui, passons les répétitions pour le moment) plutôt attirée par le côté obscur de la force que par les boutonneux à lunettes. J'ai donc décidé un jour (malheur) que je ne pouvais décemment plus rester dans la course.
Pourtant, malgré moi, je continuais à avoir un petit faible pour les mathématiques et pour les sciences en général (que je considère aujourd'hui comme quasi occultes), et j'étais aussi très tentée par la traduction des chansons de Nirvana (l'anglais, donc), l'apprentissage de l'espagnol (colegiala de mi amor
Rebutée (déjà) par mon corps trop tôt féminisé, je me cherchais dans cette jungle collégiale, sans jamais me trouver. (Comme une ado quoi.)
Reprenons.
Un jour, j'apprenais donc une loi de physique (sûrement la seule que des centaines d'autres et moi-même avons retenue de toutes ces années de physique-chimie à effectuer ces équations à multiples inconnues - fatal de voir qu'aujourd'hui, malgré toute l'adoration que j'en avais il m'en reste si peu)...
Bref, j'apprenais qu'un certain Lavoisier (mais on m'informe ce soir que ce n'est qu'illusion, et je suis sacrément triste désormais - d'où le titre du billet) n'avait trouvé mieux que proposer cette maxime : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (Voir ici pour plus de détails sur ce grand détournement).
Bref. Cette maxime est affreuse car applicable à absolument toutes les situations. Encore ce soir, à des dizaines d'années lumière des mathématiques que je suis aujourd'hui (quel dommage), j'y songeais.
Je me disais, "ma fille : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (des fois je me dis ça à moi : ma fille... mais il ne faut pas trop écouter ce que je raconte, surtout pas à moi même) en apliquant l'idée à une petite histoire qui me turlupine (oui j'aime toujours ce mot). Et comme si j'avais vu le Messie, la Vierge et le Grand Gourou (quoique j'aie toujours eu un faible pour petit Gourou, donc), tout s'éclaircissait en moi.
"Ahhhhhh, c'est donc cela Alice".
"Rien ne se perd (ce qui explique cela), rien ne se crée (ah ben non, c'est déjà vieux hein), tout se TRANSFORME (pour les autres, pas pour toi)."
[Et là je songe en moi-même que mon visage tuméfié d'aujourd'hui n'a ni plus ni moins subi cette loi. Il s'est tranformé en autre chose... pour redevenir enfin MOI - ou approchant.]
C'est absolument déphasant de ce dire que cette maxime pseudo Lavoisienne que tout le monde connaît soit aussi fourre tout, tout en ne voulant, finalement, rien dire.
Et d'en revenir au point de départ...
Quelques fois je regrette d'avoir abandonné les maths, au détour de la Première L. Car puisqu'on ne pouvait cumuler l'option Art + le latin + l'option maths... il a fallu trancher. Et ma prof de mathématiques du moment avait définitivement tranché pour moi, ce grand jour où elle décréta : "Vous êtes tous des croûtes". Dans mon fort intérieur, ça a fait mouche ! Si je suis une croûte, mais alors qu'es-tu ? Et de choisir les Arts.
Le plus drôle dans ma grande histoire avec les matières scolaires c'est que j'ai fini par choisir un assortiment improbable, celui des Arts (que j'ai toujours considérés comme une récréation - et puis mes profs m'aimaient bien, ils me mettaient 20/20 c'était le bon temps) et de l'Histoire, cette matière tant abhorrée, où j'ai excellé avec de grands 5/20 au lycée... et de faire de cette Histoire des Arts l'histoire de ma vie (ou d'une partie).
EURÊKA !
29/02/2008 Promis, demain j'arrête.DEMAIN, CET AUTRE HIER
Parce qu'aujourd'hui ne cesse de devenir, plus encore à chaque seconde, un hier, les lendemains - qui pourtant semblaient très loins de nous - paraissent déjà de mornes souvenirs monotones.
Les jours se succèdent, et si chaque hier ne ressemble pas vraiment aux précédents, il n'en est pas moins en substance bien souvent pas très éloigné.
Les lendemains chantants et fleurissants s'épuisent fréquemment en de souriants aujourd'hui, jusqu'à flétrir encore et encore, se transformant en souvenirs lointains, à jamais perdus.
Si les rêves n'ont pas - ou plus - de réalité, où puisent-ils alors leurs racines ?
Mirages et fantaisies, peuplent mes jours au présent, pour toujours s'abandonner en de piètres et pathétiques rêveries, puis s'ancrer dans l'obscurité des tréfonds de nos mémoires.
Alice au delà du miroir.
A quoi bon lutter ? Si les lendemains sourient à la plupart, restent toujours sur le banc de touche les rêveurs, les mécontents et les déçus, qui jamais ne s'éveillent et pour qui la vie semble chaque seconde un peu plus fade, avec cette écoeurante impression d'avoir un rôle à jouer, sans pour autant jamais le trouver et rester spectateurs de désirs inadaptés.
Voici ce que l'on apprend à trop vivre dans les livres, les films et au travers de quelques partitions enchantées. Si le rêve existe, d'aucuns ne sauraient savoir pour quelle durée... l'échéance restant au final la même pour chacun.
Si vivre par procuration protège d'un surplus d'émotions, elle anihile l'essentiel, l'immédiateté des sentiments et des actes pour ne laisser à hier que de brèves impressions impalpables.
Hier ne ressemblait pas à aujourd'hui, au pourtant ce jour finira sa course rangé parmi des milliers d'autres de ses aînés.
Et parce que le rêve ne se sépare pas de moi, il serait peut-être temps d'effectuer un ultime exorcisme, pour que, sans finir blasée, les sentiments s'apaisent et cessent de me parcourir tels des électrochocs.
Que les lendemains s'envolent en laissant derrière eux des hiers supportables.
Mais demain, au demeurant, ne sera cependant qu'un nouvel hier, à classer machinalement dans le livre de nos mémoires, fébrile.
Des larmes glissent sur mes joues, et aujourd'hui s'achève enfin, dans l'attente de demain, cet autre jour.
... 24/02/2008 C'était hierOU COMMENT LES JOURS ORDINAIRES SONT PARFOIS PLUS FOUS QUE LES JOURS SINGULIERS
[Comment ça j'abuse avec mes titres ?
Non, perso je trouve ça très bien.]
Comme je ne peux pas parler aujourd'hui (je suis aphone, nouvelle tendance familiale), je me contenterai d'écrire (ceci dit, le lecteur que tu es n'a peut-être pas le bonheur - d'après certains - de connaître le son de ma voix... j'oserais vous féliciter, c'est sûrement mieux pour le salut de vos oreilles).
Ce message n'a aucun but particulier, sinon celui de vous présenter sur un plateau l'intégralité (ou presque) des belles choses que l'on a consenti m'offrir à l'occasion (particulière ?) de mon anniversaire.
Quoi de plus simple alors que de vous proposer de voir par vous même l'étendue de la générosité de mes amis et connaissances diverses ?
(Bien sûr si tu cliques, l'image offrira bien plus de réponses à tes questions)
Et encore, je ne vous parle pas du champagne (consommé), du vin (consommé), des cartes d'anniversaire, des textos, des e-mails, des cadeaux Facebook, des messages MSN, des messages persos, etc.
Quel intérêt pour vous de connaître ces détails ? Aucun.
Ceci dit, j'en profite pour remercier (une fois de plus) toutes celles et ceux qui m'ont offert ces multiples présents, avant, pendant et après le jour fatidique.
J'avoue. J'ai déjà achevé la tétralogie du Monstre de Bilal... (merci ma soeur, c'était vraiment un cadeau superbe)... j'ai dévoré le second tome du Cycle d'Ostruce (offert par mes soins... ça fait également partie du jeu... et puis, ce second opus m'a vraiment plu - plus encore que le premier).
Merci à celles et ceux qui se sont déplacés pour venir fêter l'événement à mes côtés (vous êtes tous venus de très loin, et c'était vraiment très chouette)...
Aujourd'hui, je suis tellement émue que j'en reste sans voix. Qui sait pour combien de temps (la dernière extinction a duré plus de 15 jours... qui dit mieux ?) ?
MERCI.
And now ladies and gentlemen, the time for resting has just struck.
(Si mon anglais ne te plaît pas - ni mon français d'ailleurs, j'en suis vraiment navrée... l'heure n'est pas à la réflexion abusive).
Et merci encore.
Vendredi soir, j'ai eu la chance d'assister au spectacle de la maternelle où le petit Thomas que je garde débute sa carrière écolière... Et c'était vraiment extra de voir ces bambins de 3 à 6 ans se dandiner maladroitement sur des chorégraphies originales. Une heure de pur bonheur et de pure naïveté.
J'adore.
J'adore ça aussi.
17/02/2008 MalditaLA VEILLE DU LENDEMAIN EST UN JOUR COMME LES AUTRES
Nous remarquerons que plus le titre du billet est ridicule et inconsistant, plus l'attrait est fort.
Ou pas.
Et puis, à vrai dire, ce n'est pas mon problème mais le votre puisque je ne passe pas mon temps à me relire (vous non plus j'imagine, mais au moins pour les rares qui le font, reste l'effet de surprise de voir ce qui se cache derrière une accroche quelle qu'elle soit).
'Fin bref... comme d'habitude, tu te demandes bien ce que je déblatère là... avec mes accroches pourries. J'aurais sûrement mieux fait de balancer un scoop sur Blanche neige et les sept nains... ç'aurait eu plus d'impact.
Tout ça pour dire qu'avant de sortir hier soir, j'avais préparé un billet tout beau tout chaud, rempli de bonheur, de musique et de découvertes... et le malheureux s'est comme volatilisé lorsque la bise fut venue (à moins que ce ne fut un bug informatique).
Voilà comment je vous y contais une rencontre musicale bien sympathique, avec le sus nommé Médéric Collignon, que j'expérimentais à la péniche Alternat vendredi soir.
Hou, hou, c'est le loup (oui je sais, il faut que je me calme, je deviens hystérique).
Un concert singulier, relevant plus de la performance que d'autre chose. Accompagné de DJ Urine (tout un programme), Médéric Collignon (bien chouette le mec d'ailleurs, charmant) m'a totalement bluffée, tant par son sex-appeal au cornet de poche, que par sa voix fantasmagorique (oui, je me comprends). Une réelle prouesse vocale, technique et musicale, mêlant des sonorités free-jazz, un beat électro et des phases bruitistes non sans intérêt.
Chacun sait que je suis attirée magnétiquement par le jazz-électro (à moins que ce ne soit de l'électro-jazz... on ne sait plus bien à ce stade... Moi j'appelle ça du Jazz-élek, comme ça je m'y retrouve dans mes bottes). Que ce soit chez Nils Petter Molvaer, Eivind Aarset ou autres, je me suis toujours sentie transportée grâce à ces mélanges éclectiques. Vers d'autres horizons. Un ailleurs qui me convient sans anicroches.
Et parce que l'événement était organisé par des personnes très sympathiques, je vous transmet le fly de la soirée (âmes sensibles voilez vos yeux quelques instants).
Y'a plus qu'à cliquer.
Ca y est, je me sens mieux, j'ai plus ou moins rétabli l'ordre des choses.
Aujourd'hui s'achève une semaine aussi éprouvante que sympathique, marquée par des retrouvailles en tous genres, quelques mauvais pas, quelques mauvaises impressions (et des bonnes aussi), des tas de sorties bien sympas... De tout, de rien, dans la joie et les larmes.
A cette heure je suis dans un drôle d'état. A la fois exaltée et frustrée. Pleine d'espoirs et d'angoisses. Un mélange comme je le laisserais bien au vestiaire.
Demain, une nouvelle semaine (et bien plus) commencera, les jours s'enchaîneront encore, à l'infini, les nuits étoufferont mes heures de solitude, les jours m'étreindront de leur fraîcheur vitale et les soirées m'enivreront jusqu'à tout oublier (ou trop peu).
Et puisque cette note s'achève, froide et silencieuse, je vous laisse en compagnie d'une découverte qui m'est très agréable :
Bonne et douce nuit.
[Non mais tu savais toi que le pilote de ta carte graphique pouvait "rester bloqué dans une boucle infinie" (ou plutôt infernale, oui, la boucle, que je dirais moi si j'écrivais les messages d'erreur...) ? Il s'en passe des choses bizarres tout de même dans ces drôles de boîtes informatiques...]
Oh ! Et comme j'allais vous laisser sur ces notes burlesques, je m'aperçois que j'ai totalement laissé passer l'information primordiale de cette semaine écoulée : le prochain album des Married Monk est prévu pour la fin mars ! Voici de quoi patienter les quelques longues heures hivernales restantes. Cela ne peut présager que du bon. Je bous d'impatience. Vite, Vite !!
12/02/2008 Sur les traces du MarquisDONJONS ET PRISONS
Poussée par une force mystérieuse, cet après-midi je me décidais (enfin) à visiter le donjon du château de Vincennes après une première tentative manquée.
Début de la visite guidée : 14h30.
Bien que je ne sois pas une grande fan des visites guidées, j'avais opté pour l'option en me disant qu'après tout, guide, c'est aussi mon job d'été... Et si les gens me supportent, je peux bien faire de même avec un tiers.
14h30, donc, nous voici partis avec un petit groupe (je n'ai bien sûr pas échappé aux gros lourds de service et leurs blagues déplacées à deux balles) d'une quinzaine de personnes.
Bien sûr, j'arrive en retard, mais je réussis à trouver le groupe et à m'incruster de loin tranquillement (sur le conseil du gentil caissier). La guide n'est pas du tout dans mon état d'esprit. Nous n'échappons donc pas aux anecdotes inutiles et sans intérêt... Aux termes architecturaux déformés... et une professionnelle qui préfère suivre son discours plutôt que de répondre gentiment aux questions qu'on lui pose (rien de plus désagréable). Je ne supporte pas les visites formatées !
Une fois ces constatations faites, je décide donc de suivre le groupe de loin et d'écouter d'une oreille.
Deuxième mauvais point : la visite devant durer 1h10 se révèle être une visite de 2 heures. C'est glacée que j'ai dû m'échapper en douce (horaire de travail oblige), sans pouvoir visiter quelques petits points précis que je comptais explorer au terme de la visite (pas de terrasse pour Bibi - mais ce n'est que partie remise puisque les musées nationaux me sont ouverts gratuitement !).
Ces quelques petits points écartés, je dois dire que j'ai été vraiment enchantée par les lieux. Il fait ces derniers jours un temps magnifique et je savoure chaque minute passée sous ce soleil hivernal que j'apprécie tant.
La place fortifiée la plus haute d'Europe trône tranquillement dans un enclos de quelques hectares vidés d'architecture...
Les lieux sont imprégnés du poids du temps et de l'Histoire, pénétrés d'un attrait particulier lorsqu'il s'agit d'aborder la question des différents prisonniers qui furent enfermés dans cette ancienne prison dorée (Sade, Diderot, Mirabeau, etc.).
Oui, je l'avoue, je voulais particulièrement voir l'ancienne geôle du Marquis (où l'on découvre d'ailleurs une lettre à sa femme écrite de sa main). Pour le folklore. Peut-être aussi parce que je lis en ce moment même La Philosophie dans le boudoir (et d'avoir vu ces lieux me donne bien envie d'attaquer Justine, écrit pendant ses années d'incarcération...).
Imaginez une prison où vous payez une pension pour résider... où vous êtes assistés de laquais, faites de l'équitation... et retrouvez votre pote Sade chaque soir pour des soirées au coin du feu...
Par cette journée ensoleillée, donc, j'ai pu gravir avec joie quelques dizaines de marches, portée par la nostalgie de mon expérience au phare de Kerlédé...
Riche de quelques réponses supplémentaires aux multiples questions que je me pose continuellement, je vous quitte donc sur ce notes pseudo-culturelles (j'ai bien peur de souffrir d'une énorme flemme qui m'empêche de vous révéler les secrets de ce donjon).
Après tout, qu'est-ce qui vous empêche d'aller les découvrir in situ par vous même ?
J'y retournerai moi-même en 2009, pour l'ouverture de la Sainte-chapelle. Peut-être nous y coiserons-nous ?
Have a good time.
[Ci-contre, dans la galerie, découvrez d'autres photos de cette petite visite... dans leur qualité toujours aussi... minable !] 31/01/2008 Missed Me ?ABRACADABRA, ME REVOILA !
En moins de temps qu'il n'en faut à Superman pour se changer dans sa cabine téléphonique (ne chipotons pas), me voici donc de retour (définitivement - mais pas trop - enfin espérons-le !) sur le grand réseau nettien.
Pour fêter ce retour en grande pompe, j'avais prévu une pendaison de crémaillère du Feu de dieu dans mes nouveaux appartements... mais c'était sans compter sur ma légendaire baraka. En deux mots, je suis sortie la veille, ai fait calmement la fête (sous antibiotiques, dois-je ajouter, pour une meilleure compréhension).... au moment de rentrer (compter 45mn de métro à 1h du mat', les yeux dans le vague), forcément je rencontre THE GUY qui a envie de venir me parler... Tu sais, celui qui vient s'asseoir à côté de toi alors que tu attends le métro qui doit venir dans sept minutes... Tu essaies bien de lui expliquer calmement que tu es fatiguée, que "non, tu n'as rien contre lui, mais que là, aligner deux mots te donne la migraine", et bien, non. Rien n'y fait. Et puis la diplomatie et l'art du sourire la nuit, ça n'a rien d'anodin. C'est tout un art longuement élaboré. L'art de la fille qui a l'habitude de rentrer à pas d'heure et qui mine de rien attire tous les chats égarés du quartier...
Bref, tu arrives chez toi, tout va bien, tu te désapes rapido, tu montes dans ton nouveau lit (mezzanine), non sans peine mais tu te donnes à fond, tellement tu rêves de t'écrouler après une journée bien remplie.
Deux secondes plus tard, Morphée t'accueille à bras ouverts à ta grande joie.... et quelques cinq heures plus tard, te voici devant la cuvette des toilettes à retourner à l'envoyeur tout ce que tu as pu ingurgiter durant la semaine passée... voire bien pire, et ce pour plus de dix heures de folie.
Autant dire qu'il m'était simplement impossible d'imaginer seulement la vue d'une olive, d'échanger quelques mots et encore moins de boire ne serait-ce qu'une tisane.... alors une fiesta maison... ça non. (Comment ça j'essaie de vous amadouer et de m'excuser en douce ?)
Je pourrais vous raconter mes tribulations depuis un mois que je vous ai quittés, mais non. Ce fut cinéma (Sweeney Todd fantasmagoriquement fabuleux... et quelques ratés), opéra (Bolchoï, grandiose), travail (en tous genres) et balades in Paris, agrémentées d'abcès (une histoire loin d'être formidable... ni même terminée), de longues heures d'inquiétude : "ah mais pourquoi je n'ai pas de nouvelles de mon FAI ?", de naissance de filleul (divinement exquis), de neveu en préparation... En bref, une foultitude d'informations que je garde jalousement (mais joyeusement) pour moi.
Bref, passées les heures de déception, de joies et d'euphorie, voici donc que je reviens en ces lieux, comme happée par une force invisible, pour partager avec vous une découverte musicale récente.
Sans plus attendre, LE titre de mes jours et de mes nuits actuelles :
Missed me - The Dresden Dolls Je n'en dirai pas plus, la musique se suffisant à elle-même (ainsi qu'éventuellement pour ne pas outre-déranger l'auditeur indisposé par ce que qu'une fois de plus je lui fais subir - je me fais l'avocat du diable, vous l'aurez compris)... Et si cela vous titille l'oreille, je vous conseille d'aller vous balader ici (site officiel), là (pour de plus amples informations en français)... ou bien de vous laisser porter par le flux et le reflux des vagues de cet océan de bonheur.
Ci à droite de cet espace, quelques images de mon nouveau chez-moi, qui me plaît énormément et dans lequel je ne me cogne plus sans cesse deci delà... ainsi que quelques clichés grappillés au gré de mes allées et venues alentour.
Bien le bonsoir.
Poni Hoax may live with you.
Le cadeau bonus spécial rentrée :
Moi j'aime bien. Pas toi ? C'est dommage ça. 01/01/2008 Politiquement correctHISTOIRE DE...
... ne pas paraître trop impolie, un mini billet pour vous souhaiter à tous une très BONNE ANNÉE 2008 (tous les ans le même refrain, avec une unité de plus), avec tout les voeux servis habituellement pour l'occasion.
Je suis déjà épuisée de devoir répéter ces quelques mots chaque jour des semaines à venir... Mais si on ne le fait pas on se fait rapidement taxer d'impolitesse.
Parce que c'est efficace et simple...
Et puisque je suis en ces lieux, j'en profite pour vous annoncer ma désertion pour les quelques semaines à venir (bye bye Internet d'ici samedi... jusqu'à ce que mon nouvel abonnement soit activé - rapidement, j'espère, dans mon nouvel appartement - dont j'aurai les clefs demain !).
La fin de semaine s'annonce très serrée... le début d'année très mouvementé.
25/12/2007 De moi à toi.MERCI POUR LES CHOCOLATS
En cette soirée post-Noël 2007, après avoir réveillonné et fêté l'événement comme il se doit jusqu'à cette heure semi-tardive (je rêve de retrouver mon lit), je me dois de passer en ces lieux pour vous souhaiter, à mon tour, de joyeuses fêtes, même si le jour J est déjà bien entamé.
Je n'ai pas eu le temps de répondre aux nombreux messages reçus pour l'occasion et je profite de cette page ouverte sur le monde pour rattraper rapidement ce temps perdu... en indiquant à chaque personne m'ayant adressé un message (personnel ou non) que je prendrai à mon tour dès que possible le temps d'y répondre dans les règles (mas o menos) - l'occurence multiple du terme "temps" dans cette phrase n'est due qu'à ma grande fatigue, vous l'en excuserez.
La gourmandise, cet irrésistible et dangereux péché !
Listen to me (message perso pour plusieurs, mais intime, fais gaffe !).
Si vous passez par là après m'avoir aujourd'hui souhaité un Joyeux Noël sur MSN, je me dois de vous avouer que je n'ai pas eu personnellement vos messages, ayant oublié d'éteindre l'interface dans une maison où je ne suis pas actuellement... Ce n'est donc pas moi qui ai eu les messages mais je vous en remercie !
Alors, Théocrite, Sly, Lorenzo, Sophie, mon petit doigt me dit de vous présenter de plates excuses pour ce misérable malentendu. Promis, je ne recommencerai pas !
J'espère que comme moi vous avez été gâtés par le Papa-Noël et ses lutins... De mon côté j'ai eu (entre autres) une place pour assister à un ballet à l'Opéra Garnier, des livres, le live de Dominique A (merciii), un très beau stylo, des chocolats par milliers (rhaaaaaaaaa), une orange, des sous (juste à temps ! merci merci merci !)... des bisous, des bisous.
J'ai mangé, bu.... ri !
Un très beau cru Noëlien.
J'envoie à nouveau des milliers de baisers à tous ceux que j'aime et qui me le rendent bien... et souhaite à chacun d'entre vous (vous, qui passez par ici, par hasard -ou non) de très belles fêtes de fin d'année... je ne suis pas très forte sur les voeux, ne vous étonnez dons pas si cela tarde et si cela prend des formes succinctes! Ce n'est pas que je ne vous aime pas, oh non ! C'est juste que je suis fâchée avec les voeux !
Yann Tiersen & Dominique A (sex symbol) - Monochrome (live) / (clique ici pour le clip)
Bonne soirée !
Désolée pour les incidents techniques... Ce ne m'énerve même plus... navrant !
15/12/2007 Life is life (lala, la, lala ?)BIBI ET LES CAFARDS
Avant propos.
Parlons-en.
Depuis quelques jours, j'ai des milliers d'idées en tête, des notes déjà complètement orchestrées dans mon esprit, qui pourtant ne viennent pas se coucher sur le papier virtuel de cet espace.
Alors me direz-vous, que fais-je depuis tout ce temps ? J'aurais eu le temps, bien sûr, de réaliser quelque petit billet enflammé, constat corrosif basé sur une expérience d'un monde auquel je n'appartiens pas vraiment. Cette société du paraître, de l'argent, du chacun-pour-soi... sphère que je ne comprends pas et à laquelle je n'ai absolument aucune envie de participer. Ce monde qui pour moi est synonyme de perte de temps, de gaspillage d'énergie... de néant, de bêtise et d'ennui mortel. Où sont donc passés les sentiments, le naturel (la Nature), la simplicité ?
Chaque jour j'en reviens à ces tristes considérations sur ma participation (plus ou moins) active à ce monde... et mes désillusions croissantes. Ce qui ne m'empêche pas de garder mes convictions et de chérir au fond de moi un certain nombre de valeurs... au dépit, certainement, d'expériences enrichissantes. Mais j'en suis (ce n'est qu'une phase, c'est certain) lasse rien que d'y penser. Se pavaner, faire semblant : efforts que je n' ai clairement aucune envie de fournir.
Bref. Quitte à passer pour une sorte de monstre sorti du musée, je tiens le choc. Après tout, chacun construit sa vie comme il l'entend... de mon côté, je sais ce que je ne veux pas, c'est toujours ça de pris, même si certaines contradictions cohabitent au fin fond de mon cerveau de moineau.
[Ces jours-ci je suis dans une incapacité totale de concentration... à cet instant précis, par exemple, alors que Scrubs occupe mon téléviseur, je suis bien en peine d'écrire. Pourtant, c'est d'habitude une expérience quasi physique, le clavier/la plume se transformant en extension de ma personne. Au point où si je n'écris pas tout ce que j'ai en tête, j'ai souvent l'impression que je vais devenir folle (et je le suis sûrement déjà, la preuve !) - facette de ma personne qui peut agacer (mais au moins je ne m'épuise pas en verbe, ce qui laisse aux oreilles une tranquilité nécessaire).]
Mais le propos de ce billet n'était, à vrai dire, pas celui-ci.
Les faits.
Certains d'entre vous le savent déjà, je dois prochainement déménager dans un appartement plus grand. Expérience qui devait se faire à plusieurs, et faute d'avoir trouvé un appartement en temps et heure, j'ai finalement dû me résoudre à prendre (à nouveau) un appartement en solo.
Soit. Je visite donc une quinzaine d'appartements, tous plus miteux les uns que les autres... et je trouve finalement la "perle rare". Un dilemme se pose donc à moi : l'appartement n'est pas DU TOUT situé dans le périmètre que je m'étais fixé. Mais il est grand et correspond aux exigences d'espace, de luminosité et de coût que je m'étais fixées. Un appartement, de 26m², avec cuisine séparée, un espace de vie très clair et accueillant, visiblement propre et sain.. un grand dressing... En bref : une qualité de vie nettement supérieure à celle que j'ai pu avoir jusqu'à présent (que ce soit à Rennes ou à Paris... et je ne parle pas de Nantes !). Alors voilà. Je me décide mercredi soir et signe le bail jeudi matin (en faisant 2 A/R - ce sont mes initiales après tout - Porte de Saint-Cloud où se trouve l'agence).
Ce n'est que seulement là, à cet instant précis où je m'apprête à repartir de ce rendez-vous, après avoir signé le bail et donné mon gros chèque, qu'en discutant j'apprends la TERRIBLE ET ACCABLANTE nouvelle.
L'appartement est traité contre les cafards.
OK, me dis-je.
Ca, c'était le matin. Je prends la nouvelle aussi bien que je le peux et essaie d'accuser le coup au mieux possible. Mais c'est dificile.
Je dois vous avouer à cet instant précis que je suis totalement insectophobe (il doit y avoir un vrai terme pour ça mais je m'en fous ! celui-ci me va !). Bon, oui, il y a les araignées. Ca, ça ne me plaît pas trop, mais je gère.
Mais là, il s'agit s'un insecte pire encore que celui que je redoutais le plus jusqu'à présent, à savoir la PUNAISE : l'insecte volant à la carapace dure... au vesonnement (oui oui... non, pas la marionette) désagréable... et qui plus est dégage une odeur effroyable en cas d'écrasage (oui, écrasage, si je veux).
DES CAFARDS. DES BLATTES. Le truc qui vit en bande et se reproduit plus vite que son ombre, qui pond quand on l'agresse, qui vit trois-semaines sans sa tête... l'insecte contre lequel il n'existe aucun répulsif. Seul moyen de lutter contre l'invasion : la chasse.
Ahhh et l'idée que la bête, lucifuge, attend la nuit pour sortir, fourbe qu'elle est, fait partie de l'angoisse. Pendant la journée, moi, je m'en fous ! Mais la nuit ?? Et là PAF! C'est typiquement l'insecte que l'on croise la nuit en se levant boire un verre d'eau ou en allant faire pipi. L'ANGOISSE !!!!
Imaginez ici la photographie d'une blatte, que je ne peux simplement pas me résoudre à chercher sur google, parce que rien que l'idée de la bête me répugne au plus haut point.
Une fois digérée cette nouvelle, je me rends en début d'après-midi à la seconde visite de l'appartement : prise de photographies et mesures en vue de l'aménagement. Et là, je pose ma question au locataire actuel : "Oui, vous voyez, j'ai appris que l'immeuble était traité contre les cafards deux fois par an.... je me demandais si par hasard, il vous était arrivé d'en croiser... ?" (et dans ma tête la réponse attendue : "non, jamais" rampant dans un coin). Et le verdict tombe. Oui, c'était arrivé plusieurs fois (et là j'évite de demander à quelle fréquence parce que vraiment je n'ai pas envie de savoir... j'en ferai le constat par moi-même (beurk... ce matin au réveil j'ai eu des visions d'insectes rampants... et pourtant je n'habiterai sur place qu'après le 5 janvier !).
Bon. OK. Des cafards.
Depuis jeudi, j'y pense. J'ai passé des heures à me renseigner sur le net pour savoir à qui j'avais affaire. Beurk, j'ai vu plein de photos. Brrrr. Et donc, passées les mille-et-une pages où de fidèles forumeurs rencardent les autres avec une même réponse, j'ai fini par me faire à l'idée. D'autres le font, je le ferai. Et ce qui ne te tue pas te rend plus fort, n'est-ce pas ? (HAHA, typiquement le genre de proverbes qui me font bien rire tiens !)
Sachant que la bête n'est pas une conséquence d'insalubrité. Sachant que la bête est arrivée dans nos contrées par la faute d'explorateurs/voyageurs distraits. Sachant qu'on ne peut pas faire en sorte que la bête ne passe pas par chez soi si elle habite l'immeuble... (je serai INCAPABLE de respecter les règles d'hygiène... : ne pas laisser trainer UNE miette, ne pas laisser la vaisselle trainer ne serait-ce qu'une nuit dans l'évier, ne pas laisser d'eau croupissante, protéger tout aliment dans un emballage hermétique - et métalique... et surtout, avoir un intérieur impeccable, jeter sa poubelle tous les soirs dans un emballage fermé - et la pollution merde ?)... Je crains de devoir croiser une de ces petits bêtes un jour où l'autre.
J'ai en tête les pires scénari - encouragés par les dires d'une amie (GRRRR !). J'imagine la bête rôdant sur mon lit pendant la nuit. J'imagine mon pied nu nocturne foulant sa carapace dans un égarement vers les toilettes. J'imagine la bête entrer dans mes oreilles, ma bouche pendant mon sommeil.
Avec tout ce que j'ai lu et vu ces dernières années sur ces bestioles, j'aurais de quoi psychoter jusqu'à la fin de mon existence !!
Alors, j'espère que ces insectes resteront dans la cuisine. J'ai l'intention de piéger l'appartement dès mon entrée dans les lieux. Lessiver, javéliser, piéger avec le fameux mélange d'acide borique et de sucre... et tant pis pour l'environnement, karshériser l'appartement dès l'obtention des clefs avec une bombe-aérosol contre les rampants.
Je me fais la promesse de faire un peu plus de ménage. De bien faire attention aux sources de chaleur... et d'espérer ne jamais croiser de bestiole... en gardant mon sang froid si tant est que je croisais l'une d'elles.
Il paraît que si le règne animal venait à disparaître après une attaque nucléaire, les blattes seraient des rares de la partie post-humanoïde. Tout un programme !
En conclusion, je suis très excitée par ce déménagement, ayant fini par accepter l'éloignement pour un plus grand confort... (Ahhhh, si je m'écoutais j'achèterais des tonnes de choses pour aménager cette surface!!!) avec donc pour seule ombre au tableau cette terrible épée de Damoclès.
L'une des rares paranoïas qui constituent mon univers est en phase de devenir réalité.
Moi qui ai déjà du mal à me débarrasser du cadavre d'une petite araignée... je devrai peut-être côtoyer des cafards vivants (et l'option cafard mort ne me ravit pas beaucoup plus...).
Mais au moins j'aurai une cuisine. J'espère donc que si les bêtes viennent, elles auront la décence de ne pas franchir sa porte. Voire même de ne pas entre du tout dans l'appartement.
C'est tout de même terrible.
Et pour en finir avec la complainte de "Bibi et les cafards", voici un petit épisode d'Oggy et les cafards, histoire d'illustrer et égayer un brin cette note triste et froide !
Je m'excuse pour la longueur de cette note, son aspect décousu... et reviendrai une autre fois sur les fautes (il est certain que ce billet doit en être truffé... mais je n'ai pas envie de prendre le temps de me relire, là... c'ets bête hein ? huhu).
A très bientôt !
P.S. : Est-ce important de signaler que la chanson "Marcia Baila" disparaît comme par enchantement avec sa légende dès que je poste ce billet ?
26/11/2007 VertigesJAMAIS AVANT LE COUCHER DU SOLEIL
Un titre qui résonne, à cette heure, jusqu'aux tréfonds de mes entrailles.
Hier, j'achetais ce premier roman de Johanna Sinisalo portée par une curiosité amusée et une impression de déjà vu.
Combien de fois étais-je entrée dans une librairie, avais pris un exemplaire de cet ouvrage et l'avais reposé sur l'étal dans un geste furtif et raisonné ? Combien de fois le bon sens avait-il eu raison de cette frugale envie de découverte, de cette impulsion quasi manique et dépendante d'acheter un livre - de surcroît issu de la prolifique et folle plume scandinave ? Qui d'autre que lui aurait pu... (même si... tant pis, radioblog n'est pas un puits de connaissance sans fond)... ?
Hier, fatalement attirée, dans un premier temps par la couverture du dit ouvrage, illustrée par une oeuvre de Yoshitomo Nara (dont je suis secrètement fan) intitulée Sleepless Night (Sitting) - 1997, je fondais. Mes yeux avides se ruèrent sur le quatrième de couverture où je (re?)découvrais, l'oeil frétillant, le sujet de la chose.
Actes Sud, je vous aime... Oh, Babel, tour éternellement mystérieuse faisant vibrer ma vie...
Ahhhhh, folklore scandinave, monstres des forêts, tomtes, trolls. Avec quelle joie non dissimulée je vous retrouve à chaque nouvelle (et trop courte) rencontre !
Toujours est-il que lorsque j'ouvrais ce livre ce midi, j'étais à dix lieues de me douter que je serais à ce point vampirisée par l'ouvrage. Ce n'était arrivé qu'à de rares occasions. Une histoire de disponibilités (d'emploi du temps et d'esprit), sûrement quelque part. La dernière vraie occurence en date d'un tel événement dans ma vie ne s'étant produite qu'à deux reprises, la dernière en date il y a maintenant plus de trois ans, pour l'ouvrage Le Buveur de Lune (de l'écrivain probablement au top de mes charts personnels Göran Tunström). Bref, passons.
A cet instant précis je suis encore haletante, presque fiévreuse, avec cette sensation rassurante d'achèvement mêlée à de la déception, celle d'être si violemment arrachée à cet univers qui m'a tant fait vibrer.
Le genre de lectures captivantes qui vous troublent à tel point que vous êtes comme absorbés, ailleurs, sans que la réalité environnante n'ait de réelle incidence sur le cours de votre existence à ce moment précis.
Puis, comme éveillés d'une lourde léthargie, vous surprennant dans vos lectures teintées d'érotisme ou d'actions singulières, vous sentez votre respiration devenir plus forte, votre souffle s'apesantir, et en levant les yeux sur le monde environnant, vous ressentez cette gêne excitante... celle d'avoir vécu un moment unique, dans un décalage total avec vos voisins du jour, et de vous demander s'ils ont pu (res)sentir cette alchimie. Jusqu'à ce que ces impressions s'évanouissent et que vous retourniez à votre lecture. (Phénomène quasi "d'identification" qui peut survenir lors d'un visionnage de film, bien sûr, ou devant n'importe quelle oeuvre d'art, finalement... enfin, je ne sais plus, je suis troublée.) Je ne saurais décrire ce qui me plaît tant dans cette littérature du Grand Nord. Qu'elle soit contemporaine ou non, j'y retrouve toujours cette dose de folie douce-amère, cette ambiance propre à ces contrées baignées dans des conditions climatiques et météorologiques difficiles (plus ou moins présentes suivant les ouvrages mais toujours flottantes, telles des spectres indépendants frôlant le papier...), une vie ancrée dans le vif du sujet, réaliste... bref, un je ne sais quoi de naturaliste qui me plaisait déjà dans la littérature slave, auquel vient s'ajouter ces contes et légendes particuliers, propres aux cultures nordiques.
Je m'emballe toujours un peu sur le sujet.
Je m'ouvre à vous à peine encore remise de la lecture de cet opus cinglant, baigné dans une tension bestialement érotique, dans une histoire tellement sympathique et fraîche, voire même émouvante... un doux mélange de froide réalité et de contes populaires, ancrés dans un présent (années 2000) tellement physique que c'en devient troublant.
L'écriture est fluide. Le ton très vif et rebondi.
J'imagine que ces mots ne font que vous perdre un peu plus puisque je n'aime pas, comme vous le savez, entrer dans le vif du Sujet (les résumés sont si impersonnels).
J'aime évoquer mon ressenti. Mes impressions.
Mais comme j'ai vraiment aimé ce livre, je vous propose pour vous mettre en bouche d'en exposer le résumé du quatrième de couverture (que je pique volontiers sur Amazon, par pure flemme de recopier bêtement) :
L'apaisement revient, progressivement. Je sors de ma léthargie. Mon souffle se régule. La vie reprend son court normal et je n'échapperai sûrement pas au rituel du soir : ouvrir, dans n'importe quelles conditions, à n'importe quelle heure, un nouveau (ou pas) livre et en dévorer quelques pages afin de trouver le sommeil.
Bonne nuit, les petits.
24/11/2007 AddictedCES LIEUX QUI NOUS HABITENT...
Installation "Micro-ondes", par Rogério Reis.
MEP, La Vitrine, 10 oct. / 25 nov. 2007
(Cliché réalisé avec mon téléphone mobile présentant quelques parasites après incrustation... Bof.)
Je ne vous ai jamais caché que l'un de mes lieux parisiens de prédilection est et restera la Maison Européenne de la Photographie (MEP), où je me rends dès que de nouvelles oeuvres s'y donnent à voir.
Je pourrais vous conter la génèse de ma découverte de la rue de Fourcy, vous expliquer comment c'est exactement dans cette rue que j'ai connu mes premiers émois parisiens... Je pourrais vous proposer toutes sortes d'anecdotes autour de mon attirance pour ce lieu vers lequel je reviens inlassablement...
Je ne vous en donnerai qu'une vague idée. Alors que je faisais (exprès) un détour par le Marais pour faire quelques emplettes, il fallait que je me rende à la MEP. C'était une obligation. Un devoir. Plusieurs semaines que je projetais en vain de m'y rendre, occasions manquées pour causes de : jour de fermeture, grèves, travail, recherches d'appartement (désespérément), etc.
Sept expositions. Sept raisons de savourer l'art de la photographie, conjuguée à l'infini : Larry Clark, Livres de nus, Martine Barrat, Choi, Rogério Reis, Martin d'Orgeval, Romain Osi.
Nous avons tous nos habitudes. Des lieux que nous fréquentons systématiquement, abandonnant les milliers d'autres lieux culturels à leur sort. C'est dommage, oui. Mais on s'y sent si bien dans ces espaces. On se les approprie. On finirait presque par s'y sentir chez soi. C'est tellement rassurant quelque part.
Avantage 1 : le prix (6€ tarif plein - 3€ tarif réduit).
Avantage 2 : des expositions originales, la (re)découverte d'artistes/thèmes variés, l'exploration d'un monde visuel aux portes du Paradis.
Avantage 3 : à l'angle rejoignant la rue St Antoine se trouve mon seul vice féminin (les bijoux - plus particulièrement les boucles d'oreilles).
De belles surprises aujourd'hui.
L'exposition Larry Clark, bien sûr, provoque un raz de marrée assez désagréable d'un public adolescent bruyant, arrogant et snob (ce n'est que pur avis personnel, n'en faisons pas un fromage, j'y étais bien, moi aussi, à la MEP cet après-midi...). Ces considérations mises à part, cette exposition des clichés "Tulsa, 1963-1971" par le jeune Larry Clark sont d'une force vibrante. La jeunesse toxicomane de cet homme-adolescent torturé s'étale sur les murs, démonstration quasi-voyeuriste au coeur d'un monde chaotique. Si la vision des seringues pénétrant des veines saillantes en a écoeuré plus d'un, j'ai de mon côté été totalement fascinée par les images de ces pieux ardents. L'image de la veine m'a toujours attirée. J'aime les veines. Je ne sais pas pourquoi... Le titre de ce blog est d'ailleurs un hommage à ces veines qui parcourent mon corps blafard. La trace de l'arbre.
Bref. Une exposition très sympathique et forte, transpirant dans un même effort la fraîcheur et l'insouciance de la jeunesse et l'empreinte suffocante de la mort.
Larry Clark. Tulsa, 1963.
La grande surprise de ma journée (et surtout je dois dire sa plus grande sensation) fut sans doute la découverte de l'oeuvre troublante présentée par Martin d'Orgeval. Ce "Réquisitoire" m'a laissée songeuse et à l'heure où je vous écris ces quelques mots je suis encore totalement impreignée par une sensation étrange mêlée de curiosité malsaine et de fascination morbide. Un lien, là encore avec cette fascination que je porte vers les tourments de la folie, incarnés dans ces photographies de Martin d'Orgeval.
Car c'est d'art brut que l'on parle. Le photographe a immortalisé le Plancher de Jean, être malmené par la vie, entraîné dans un tourbillon de folie, l'ayant conduit à graver ses pensées sur les 16m² de parquet de sa chambre. Pensées tournées vers une réflexion que je partage en partie, à savoir que l'Eglise - et les religions en tous genres, sont responsables des pus grands maux de l'Histoire (je simplifie, pour faire court). Une oeuvre qui m'a donc bouleversée et dont je ne sors pas indemne, à ma plus grande joie.
Touchée, je l'ai été également par les clichés de Martine Barrat. Une grande finesse de description, un grain d'image captant l'indescriptible éclat au creux de l'oeil, l'intemporalité du singulier, la vie.
Tout, j'ai tout aimé, l'Anthologie sur les livres de nus étant finalement ce qui m'a laissée le plus insensible. Intéressant. Frais. Ambiance camp de naturistes. Sans érotisme (ou si peu).
Etc.
A voir! Pour le plaisir des yeux et des sens.
Le mot de la fin...
Fatalement, de la rue de Fourcy à la place de la Nation, de nombreuses tentations s'offrent à soi. Livresques, pour ne citer que mon second péché mignon personnel.
Et à la Librairie Page 189, je trouve tout ce qui me fait envie. Mon porte-monnaie pleure donc ce soir sur les Monstres Invisibles de Chuck Palahniuk, sur Bienvenue à Rovaniemi, de Jari Tervo, mais ce Jamais avant le coucher du soleil de Johanna Sinisalo, puisque Le Maître du Haut Château en a décidé ainsi - K. Dick.
Une note en forme de brouhaha, à l'image de cette journée très agréable.
Good night, sweet dreams.
(N'oubliez pas de regarder la lune, si belle en cette nuit d'hiver. Ronde. Pleine.)
17/11/2007 Bande passanteDE LA MUSIQUE PLEIN LA TÊTE...
Je ne sais pas vous, mais de mon côté j'ai toujours un parasite musical dans la tête.
Souvent, je me réveille avec un gimmick que je garde au chaud dans un coin de mon cerveau et auquel je fait appel à un moment ou un autre pour venir polluer la bande-passante de mes congénères. Le fait est que dans la majorité des cas, le résultat n'est que peu glorieux. Le panel est extrêmement varié, et je dois avouer que la majorité du temps, ce gimmick balance entre Big-bisou et Mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois... ceci dit, j'assume. Je fais partie de ces gens qui peuvent vous chanter dans la seconde un air (bien pourri, vestige d'un autre temps) qui vous reste en tête toute la journée. Heureusement que je suis là, donc, pour perpétuer le souvenir de ces chansons disparues... Non ? Bof. C'est vous qui voyez après tout. Moi je n'y suis pour rien... et même si vous ne me croyez pas, je ne fais rien pour alimenter cette radio perso.
Heureusement, parfois, j'ai aussi de la bonne musique en tête (si vous n'êtes pas d'accord, cela vous regarde!). Et c'est tant mieux.
Voici donc comment depuis quelques temps I've got a ghost in my head, pour mon plus grand plaisir :
Je vous propose ce petit live. Vous trouverez le clip un peu partout sur le net.
Pour tout vous dire, j'ai découvert ce groupe il y a quelques jours sur Internet, totalement par hasard. Immédiatement, la mélodie s'est calée dans un coin de ma tête, et je la fredonne donc depuis à longueurs de journées. Dans le métro (quand il y en a un), avec les enfants que je garde (ils aiment bien quand je fredonne, allez savoir... pour sûr, je ne suis pourtant pas une chanteuse de talent...), dans la rue, chez moi, par dessus la chanson... J'espère que mes voisins apprécient mes efforts.
La chanson est tirée de leur dernier album : Cease To Begin. C'en est d'ailleurs le premier titre.
Je vous laisse libres d'en apprendre plus sur Band Of Horses. Tout ce que j'ai à vous dire c'est que je n'ai jamais été du genre à avoir dans ma chambre des posters de chevaux crinières dans le vent gambadant dans les prés. Non. Mais ce groupe de chevaux, là, je l'aime bien. J'aime la voix du chanteur. J'aime leur pop proprette. Oui, j'aime ça. Ca me fait du bien dans le dedans de moi. Je ne saurais pas vous dire pourquoi. Et on s'en fout!
(J'apprends à l'instant que le mot horse peut vouloir dire héroïne... alors là tout de suite, ça colle plus au package Alicien...).
Si vous n'aimez pas, je ne vous oblige bien sûr pas, il y a du Sardou et du Julie Bataille dans le billet précédent.
Voilà. Je n'ai rien de plus à ajouter. J'aime tellement cette chanson que j'ai jugé bon aujourd'hui de la partager sur toutes les interfaces virtuelles mises à ma disposition (MSN, MySpace, Facebook, forums, etc.).
Désolée.
C'est terminé.
Merci.
Toutes mes excuses.
Have a good week-end !
12/11/2007 Private jokeMUSIQUES DE MERDE #2
J'avais tapoté un long billet bien gravos où je vous racontais le pourquoi du comment de l'apparition quasi-mystique des chansons qui vont suivre en ces lieux... et tout a disparu comme par enchantement. Manoeuvre malencontreuse prouvant que finalement, vous n'étiez pas destinés à connaître ces informations primordiales.
Au lieu de ça, vous aurez simplement le droit d'écouter quelques chansons, sans en connaître la finalité ultime.
[Pour l'histoire, brièvement, j'ai eu ce soir une grande envie de me défouler en dansant et chantant sur de la musique de mauvais goût : Toxic, Naughty Girl, etc. et que dans mes fonds de tiroir, j'ai retrouvé d'autres joyaux de la musique - française, cette fois. Si tu n'as jamais fait de soirée en ma compagnie, je crains que tu ne puisses comprendre l'hillarité de la chose - en dehors des qualités inhérentes (rythmiques, vocales... artistiques, en un sens) aux dits morceaux...]
So enjoy buddy !
Pas besoin
(Julie Bataille)
[Nous ne savons toujours pas si lien il y a avec Bataille et Fontaine, Brigitte ou même Georges... mouahaha. Hum pardon.]
Aujourd'hui, c'est la mode : on se croit obligé
D'apprendre aux gens comment s'aimer. On veut leur faire croire que l'amour C'est compliqué. Dans toutes les vitrines, On voit des magazines Remplis de photos insensées, Qui donnent des tas d'explications Pour mieux s'aimer entre filles et garçons. {Refrain:} Pas besoin d'éducation sexuelle, Pour tomber amoureuse de toi Sans jamais avoir ouvert un livre, Je saurai t'aimer comme tu le veux ! Pas besoin d'éducation sexuelle, Pour dormir, chaque nuit, dans tes bras Tu sais bien que, de toutes mes forces, Je veux faire de toi un homme heureux. Quand je t'ai rencontré, J'ai su que tu étais Celui dont je rêvais la nuit. Tu m'as souri si tendrement En me voyant. Un premier rendez-vous, un baiser un peu fou, Avant de me raccompagner. J'aurais bien fait n'importe quoi, Pour te garder plus longtemps près de moi. {Refrain} Érotique effrénée, Obsession libérée, On n'entend parler que de ça. Mais, l'amour, quand on aime, C'est bien moins compliqué : C'est un cœur qui chante et qui bat. {Refrain} (En gras mon couplet préféré, que je chante corps et âme aussi fort que possible!!)
Et les cadeaux Bonux qui vont avec :
Un grand merci à phgabin qui nous permet d'écouter ces horreurs !
[Bon, si tu n'as toujours pas compris l'aspect humoristique de ce billet et ma profonde horreur pour ces chansons-mascottes de fin de soirées arrosées, c'est que j'aurais dû éviter de perdre mon précédant texte... et surtout qu'il va falloir que l'on passe quelques soirées ensemble pour que la magie opère !]
Bonne nuit les petits!
Je m'en retourne à mon insomnie!
07/11/2007 La séance du mercrediRETRANSMISSION, EXTENSION
I'm back in town.
Hier, je rentrais à Paris après une quinzaine de jours de désertion. Ma voix retrouvée sur le tard, je n'ai pas profité de ces vacances comme je l'aurais voulu, avec en prime quelques déceptions. Soyons lucide. Que serait ma vie si elle n'était ainsi faite ?
Bref. Je prenais donc le train de 16h21 en gare de Saint-Nazaire, prévoyant, comme indiqué sur mon joli billet, d'arriver à 19h20 à Montparnasse. C'était sans compter sur mon éternelle bonne étoile, qui m'a concocté un voyage assez surprenant. A peine lancés sur les rails, juste avant de repartir de Nantes où le train avait fait halte, l'annonce est sans appel : pour cause "d'accident de personne" (un terme tellement... délicat), notre train ne nous acheminera pas vers Angers et Le Mans comme prévu, mais il sera détourné - pour reprendre le terme employé alors - par Rennes... (les voyageurs pour Angers étant bien sûr priés de sortir gentiment du train). Ayant pratiqué les trajets Saint-Nazaire/Nantes, Nantes/Rennes, Nantes/Paris et Rennes/Paris à maintes reprises, je ne mets pas longtemps à réaliser la jolie surprise qui nous attend : 1h40 minimum de retard annoncé à l'arrivée à Paris Montparnasse. (Autant dire 2h).
Nous voilà donc détournés. Les voyageurs deviennent fous et se mettent à assaillir le wagon bar qui rapidement se voit en rupture de stocks. Un moment très atypique.
L'effet de ce détournement sur ma voisine de train et moi même est immédiat : un fou rire en règle et un voyage finalement très plaisant. Durant près de 3h nous avons bavardé, de tout, de rien, et surtout de ce cher patrimoine des rives ligériennes si cher à mon coeur. ... And the music's going on.
Prolongations.
Ce retour à Paris était très attendu.
Certains d'entre vous savent que j'ai la grande chance de bénéficier depuis quelques mois de tickets de cinéma gratuits. (J'en profite pour adresser à ma généreuse bienfaitrice un grand merci.) Une chance dont je profite avec beaucoup de retenue (je savoure) et que j'essaie de partager au maximum, lorsqu'on daigne m'accompagner (et lorsque j'accepte de l'être). Bref. J'attendais donc avec impatience mon retour sur Paris pour pouvoir bénéficier de ces billets tant chéris, avec, au programme une demie-douzaine de films à voir impérativement.
Je commençais donc ce marathon (qui ne reprendra qu'en fin de semaine) par Chrysalis.
Et comme vous n'êtes pas sans savoir que je suis une grande flemmarde, je vous propose de lire le compte-rendu que j'en ai donné à chaud... (nullement réfléchi, donc).
CHRYSALIS
Un film que j'attendais au tournant depuis quelques temps. Malgré quelques appréhensions d'avant séance je n'ai pas été déçue. Pas déçue, mais pas charmée non plus. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je n'avais pas voulu voir trop d'images avant séance et n'avais pas non plus voulu trop en entendre parler... Un film de "SF" français avec Dupontel... ça avait le mérite de retenir mon attention au prime abord. Un film assez intéressant, sans pourtant rivaliser avec les chefs-d'oeuvres du "genre". Un Dupontel en forme. Homme aux multiples facettes, se révélant athlétique, mystérieux (ce qui n'est pas nouveau), bourré de charme. Un film sombre, mais assez prévisible, avec cependant quelques originalités de scénario (mais ne demandant cepandant pas énormément de participation au spectateur). Un film "d'action" qui plaira à beaucoup, assez musclé, avec notamment de nombreux combats rapprochés. [A noter que le terme "d'intéressant" pour qualifier une oeuvre d'art quelle qu'elle soit n'est jamais réellement florissant. Ce qui me fait penser à l'éternel "peut mieux faire" des bulletins de notes...] Un film intéressant, donc. Très clipé. Etrangement, c'est justement ce point qui m'a séduite dans Chrysalis, effet que pourtant j'apprécie assez peu de manière générale. [Comme quoi, rien n'est jamais définitif !] Une BO assez banale, mais qui a tout de même le mérite d'être efficace [électro-techno, je ne saurais vraiment en définir le genre] : elle appuie là où il faut... et j'ose imaginer que le film aurait beaucoup moins d'impact sans elle. Un aspect futuriste, enfin, développé timidement... Paris ne diffère pas vraiment de sa nature actuelle... avec quelques ajouts par-ci par-là qui en font une cité plausible. Excès de technologies numériques assez peu vraisemblables, développés, là aussi, semble-t-il, sans réelle conviction. Quant aux acteurs, je les ai trouvés égaux à eux mêmes. (Ce qui ne veut rien dire, soit.) Dupontel reste très sobre, juste, à tomber par terre (ce n'est bien sûr pas objectif pour deux sous). Rien de particulier à ajouter. Ce week-end, je prévois d'aller voir d'autres films.
A très bientôt, donc.
Bonne soirée à vous.
J'oubliais presque... Je ne peux pas décemment vour priver de cette joie : imaginez-vous qu'en rentrant, j'ai bien sûr oublié de changer mes pendules d'heure...
Je vous laisse donc imaginer la suite... Sinon, je suis officiellement Doctorante. J'ai la carte "et tout". Je n'ai plus qu'à m'en convaincre et à me mettre au travail. C'est pas gagné !
28/10/2007 Ca fait mal3 427,83
Des chiffres.
Mis bout-à-bout comme ça, on ne croirait pas... mais si.
Je viens de réaliser. Seulement maintenant, je n'avais pas vraiment fait la conversion.
Bon, depuis le passage à l'Euro, j'avoue que je m'y suis mise assez rapidement. Mais je n'ai plus vraiment de valeurs monétaires sûres.
Quand je paye 5€, j'ai l'impression de ne rien débourser. Ca défile beaucoup plus vite.
Je ne sais pas vous mais j'ai souvent gagné au Monopoly...
3 427,83 francs, c'est le prix que l'on a le droit de payer pour s'inscrire en Doctorat, sans repasser par la case départ (bah, non, tu es déjà à +5, il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin).
Minimum 3 années à en chier sur une thèse de plus de 500 pages sur un sujet tellement resserré qu'il n'en a plus d'intérêt.
Plus de 500 pages qui ne seront lues que par une petite dizaine de personnes (comprenant l'auteur, les cinq membres du jury, et s'ils en ont le courage, quelques personnes de votre entourage - très proche).
Un mince auditoire, pour un travail de longue haleine, plongeant le chercheur dans une quasi-léthargie, un mutisme unilatéral et de multiples dépressions.
Et pour la modique somme de 3 427,83 francs (soit 522,57€), vous avez le droit de vous incrire pour UNE ANNEE (à renouveler, donc, jusqu'à la fin du contrat, soit minimum 3 fois), avec comme avantages : 0 centime de revenu, un job annexe qui vous pourrit le semblant de vie sociale qu'il aurait pu vous rester, à peine 25 heures de cours (seminaires/unités, appelez ça comme vous voulez) par an, et la joie d'avoir une réponse à vos question au minimum 2 ou 3 mois plus tard, si vous êtes chanceux (directeur de thèse compris, intervenants divers, etc.). De longs moments de silence intérieurs.
Voilà. Un investissement d'à peu près 1 600€ qui ne vous rapportera rien, sinon une gloire intérieure infime si vous arrivez au terme du marathon avec les honneurs. Avec une chance sur des centaines de décrocher un job dans vos cordes au sortir (l'art pour l'art).
Une perspective tellement réjouissante que pour le moment j'ai dû travailler en tout et pour tout 4 journées de 8 heures... lu quelques 25 petits bouquins... en gros, je n'ai pas vraiment commencé...
Et puis, je n'ai pas vraiment de sujet... Une vague idée. Des questions qui ne trouvent pas d'interlocuteurs pour y répondre...
Et ma voix qui se barre en vacances, avec mon pote le sommeil.
Il y a franchement des jours où on se demande ce qu'on fait là.
On se demande pourquoi le jour de son orientation en fac on n'est pas resté couché... On aurait peut-être pu faire autre chose après tout ?
Mais on y va. On fonce, c'est ça qu'on aime, et pas autre chose. Et puis, on est plutôt doué pour ça faut dire. Peut-être à peine assez motivé(e)... Peut-être à peine assez de confiance en soi et d'audace.
Et le pire c'est qu'avec tout ça, on ne perd pas la face. On sourit au monde et on lui fait même des blagues.
Et plus on s'enlise dans le doute, plus on se prélasse, et plus on profite de la vie. En attendant de voir ce que deviendront ces questions, ces euros, ces pages encore vierges d'un travail motivant mais tellement repoussant...
J'allais me coucher et je me suis dit : "Ah quand même!".
"- Un problème M'zelle?
"- Non, tout va bien, la même chose s'il vous plaît."
Glurps.
Une bonne nuit à toi qui passes dans le coin...
Une bonne journée à toi qui t'arrêtes furtivement en ces lieux...
Je range mes états d'âmes.
...
Qu'est-ce que tu ne ferais pas pour la peau? (et tout ce qu'on aurait dû faire)
Bouh!
(Et n'oubliez pas que cette nuit nous dormons une heure de plus! J'en ai bien besoin, pas vous?)
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