Alice's profile°~* REGARDS ÉGARÉS *~°PhotosBlogListsMore Tools Help
    12/04/2007

    Tourisme passif

     
    L'ABUS DE FAINÉANTISE NUIT A VOTRE SANTÉ MENTALE
     
    Quel drôle de phénomène que celui de déménager dans une ville que l'on aime avec passion.
    Projets, envies, désirs... On se dit qu'on ira partout, en long, en large, en travers, qu'on fera toutes les expos, qu'on verra des centaines de films, qu'on sera l'acteur/trice d'une nouvelle vie.
    Voici l'état d'esprit dans lequel j'étais lorsque je suis arrivée à Paris. A moi la capitale!!! A moi l'Art, la Culture!!! ENJOY!
    Et puis, trois mois plus tard, je me rends compte que mon rapport à la ville en tant que citadine n'a rien à voir avec celui que j'entreprends en tant que touriste. A Nantes, déjà, puis à Rennes, le phénomène s'était produit. Pourquoi donc aurait-ce été différent avec Paris, la ville de mon coeur?
    Lorsque j'y venais en "touriste", j'en profitais toujours pour aller voir plein d'expositions, de satisfaire ma curiosité jusqu'à manquer de souffle (bon, OK, parfois, je suis à l'Ouest, mais ça arrive à tout le monde... Surtout que l'Ouest, c'est mon pays...!).
    Maintenant c'est différent. La proximité, sûrement... l'idée du temps qui s'allonge : "bof, l'événement a lieu jusqu'à fin mars, j'ai largement le temps d'y aller". Et finalement, plus on repousse, moins on se bouge. Le "j'irai la semaine prochaine" devient répétitif, et finalement, on rate les événements parce que d'autres viennent toujours bousculer vos projets.
    "Ne fais pas aujourd'hui ce que tu pourrais faire demain" pourrait-être mon adage en ces temps caniculaires et oisifs.

    Aujourd'hui, j'ai dit "merde" à ma fainéantise et à mon désir de repousser au lendemain.
    Ca y est! J'y suis ENFIN allée, j'ai vu l'exposition qui me faisait le plus envie de l'année. Et vous savez quoi? C'est génial!

     
    14h30. Taillebourg.
    Depuis le matin, j'étais persuadée qu'on était vendredi. Je me préparais donc à mon départ de Paris, commençais à prévoir ce qu'il fallait emmener, etc. Soudain, j'apprends que nous sommes en fait JEUDI. Et là, tout change! Je remets mes pendules internes à l'heure. Let's go movin' girl! Shake your boody!
     
    14h45. Nation.
    Après avoir longuement hésité : "veste, pas veste?" et m'être changée cinquante fois... : "oui, mais là, je vais avoir chaud"... "Allez Alice, c'est presque l'été"... Après avoir misé sur : "mais non, tu n'es pas un cageot" et pris en main ma féminité avec un grand décolleté et mon sac Séquoïa paré à toutes les aventures... Me voici devant la bouche de métro à faire comprendre au canon de Médecins du Monde que je suis pressée (oais, en fait non, mais merde quoi!), que je suis étudiante et que si je donne la "modique" somme de6€/mois à chaque association qui me fait les yeux doux devant la bouche de métro, je devrai aller manger aux Restaus du coeur...
    Alors que - derrière ses énormes lunettes de soleil, l'homme croit que la jeune femme ne voit pas l'orientation de son regard... Cet échange Yeux > poitrine, me fait lui souhaiter une grande et lumineuse journée, et je m'enfuis vers les souterrains de la ville.
     
    15h. Ligne 6.
    La chaleur dans le métro est suffocante. Nation > Denfert, c'est long. Mais quand on aime on ne compte pas n'est-ce pas?
    J'oublie les branleurs qui jouent à se faire peur en faisant des allers/retours intérieur>extérieur wagon : "tiens, j'ai envie de fumer une clope hihihi". Bref. Moi, j'ai chaud, c'est tout ce qui compte.
     
      
    C'mon into my crazy world, baby.
     
    15h15. Fondation Cartier pour l'Art Contemporain.
    Enfin, j'arrive. Forcément, j'essaie d'entrer par la sortie, le jeune homme me laisse dire mes p'tits trucs, moi qui suis rouge écarlate parce que j'ai super CHAUD... et avec un grand sourire il me dit : "c'est de l'autre côté".
    OK mec! Super, mec! Mais à quoi tu sers, mec, alors? Bref.
    Là, hop, billet (4,50 étudiant, la réduction est ton amie!).
    Le mec de la sécurité tente de discuter avec moi... pour me faire comprendre que je suis très belle... (Cf. Comprendre : "Dis donc poulette, y'en a dans le décolleté!! On irait pas plutôt boire un verre?). Bref, je feins de rejoindre des amis à l'intérieur et enfin, j'entre.
    A l'intérieur, des tonnes de jeunes présents pour surveiller et accueillir le public. Style/genre "in", trop à la mode, c'est nous qu'on est des artistes et pas toi.
    OK. No pb guys. Let's go discothèque.
      
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    (En raison de problèmes techniques, je ne puis vous proposer d'autre illustration...) 
     
    Bob's world.
    Là je découvre l'oeuvre plastique de David Lynch. Enfin! The Air Is On fire, la première exposition présentant les multiples talents du réalisateur Hollywoodien le plus inventif et décalé du moment (que dis-je, ça dure depuis des lustres!).
    Ce que je vois me plaît. Cela me rappelle les oeuvres d'un ami. D'un ancien ami. De mon premier amoureux, même que. Coïncidence? A lui de me le dire! (j'ai été obligée de lui faire part de cette troublante pensée!).
    OEuvres fantasmagoriques. Troublantes.
    Pensées devenues formes.
    Erotisme, pornographie, visions d'horreur, mort, vie, sang, bizarreries, humour...
    Un grand tout mêlé, emmêlé... enchevêtré pour devenir tableaux (sculptures), photographies, dessins, courts métra(n)ges...
    Une oeuvre complexe à l'image de son auteur.
    Le pouvoir de l'idée. De son cheminement, de son devenir, depuis sa naissance jusqu'à ses transformations...
     
    Et la déception d'entendre, encore et toujours, un public tâchant de remettre chaque chose dans une boîte : "c'est quoi? une carotte? hihihi"... "Ah tu as vu cette photo, il est taré ce mec, n'importe quoi!".
    CRÉATION. Tu connnais? Avais-je envie de crier. Les gens sont fermés. Leurs esprits sont obtus.
    Et moi, je ne sais pas ce que je suis, mais j'ai envie d'être libre.
    Que mes idées soient libérées de tous préjugés (autant que je peux, bien sûr, parce qu'on a tous des barrières, des frontières quelque part, située entre notre vision du monde et sa réalité). 
    Absorber tout ce qui m'entoure. Images, sons, odeurs, goûts, sensations.
     
    17h45.
    Redevenir une touriste
    dans ma ville.
    Voici mon projet. Je viens de me balader dans mon quartier ; d'y découvrir encore de nouvelles choses, sourire aux lèvres.
     
     
    LA VITA E BELLA!!
     
     

    Comments

    Please wait...
    Sorry, the comment you entered is too long. Please shorten it.
    You didn't enter anything. Please try again.
    Sorry, we can't add your comment right now. Please try again later.
    To add a comment, you need permission from your parent. Ask for permission
    Your parent has turned off comments.
    Sorry, we can't delete your comment right now. Please try again later.
    You've exceeded the maximum number of comments that can be left in one day. Please try again in 24 hours.
    Your account has had the ability to leave comments disabled because our systems indicate that you may be spamming other users. If you believe that your account has been disabled in error please contact Windows Live support.
    Complete the security check below to finish leaving your comment.
    The characters you type in the security check must match the characters in the picture or audio.

    To add a comment, sign in with your Windows Live ID (if you use Hotmail, Messenger, or Xbox LIVE, you have a Windows Live ID). Sign in


    Don't have a Windows Live ID? Sign up

    Trackbacks

    The trackback URL for this entry is:
    http://sebika.spaces.live.com/blog/cns!C205B255A93937CF!1081.trak
    Weblogs that reference this entry
    • None