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13/03/2008 L'architecture à l'honneurJEAN-CHRISTOPHE BALLOT
Parce qu'il ne faut jamais changer ses bonnes habitudes, je me rendais hier à la MEP, histoire de me détendre un peu, de penser à tout sauf ce à quoi j'avais en tête, de me balader...
Edouard Boubat - Florence sous la neige
Au programme : "Peter Knapp ou la passion des images" ; "Shoji Ueda - Une igne subtile" ; "Edouard Boubat - révélations" ; "Réalités, un mensuel llustré des Trente Glorieuses" ; "Jean-Christophe Ballot - Urban Landscapes de Berlin à Shanghai".
Si je connaissais de nom ou de visu quelque Peter Knapp ou Edouard Boubat (qui contrairement à ce que tu crois n'est pas un petit ourson), si j'avais sans le savoir été mise en relation avec quelques clichés de Shoji Ueda, je n'étais en revanche pas du tout familière de l'euvre de J.-C. Ballot. Et c'eût été ballot (il fallait que je la fasse, honte sur moi !!) d'en rester là.
Je n'ai bien sûr que des louanges à chanter sur un Knapp, un Ueda, un Boubat.... mais l'oeuvre qui m'a vraiment séduite hier, c'est celle de Jean-Christophe Ballot (n'hésitez pas à aller jeter un coup d'eil sur son site).
L'architecture objet de fantasmes.
Dans ces clichés exposés jusqu'au 30 mars 2008 à la MEP, je me retrouve. Jean-Christophe Ballot voit l'architecture comme je la vois, comme je l'ai toujours vue.
Elle se dévoile tendrement, au gré d'une impasse, d'un détour, d'un néon, d'une friche industrielle... se faisant tantôt douce et vibrante, image fugitive d'un souvenir singulier... revêtant tantôt la vitalité même de la ville, jusqu'à exploser, devenant tableau, du figuratif à l'abstrait, du muet au parlant, toujours plus belle, en noir et blanc comme en couleur.
Une architecture vivante à elle seule n'ayant plus besoin de l'homme pour exister. Objet dépassant le statut d'art pour devenir paysage et magnifier le banal.
Et lorsque l'individu entre dans le cadre, ce n'est plus comme acteur du monde, mais comme simple témoin du temps qui passe, de l'instant fugitif, projeté dans un passé toujours plus éclaté.
Je découvrais donc dans ces oeuvres exposées un nouveau maître à penser, une vision du monde telle que je l'entends, sans dissonances.
New-York, 2004
Les mots affluent vers mon cerveau à une cadence bien trop rapide pour que je puisse les glisser sur cette page...
Je me suis levée bien trop tôt ce matin, et n'ai pas vu le temps passer...
Je me prépare à découvrir de tous nouveaux horizons et j'ai peur, peur qu'on me fauche l'herbe sous le pied avant même d'avoir pu tenter ce que je désire entreprendre...
Demain me donnera de nouvelles directives.
En attendant, merci d'être passé(e)(s) lire ces quelques notes... et à très bientôt !
Chicago
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